» LES BAMI DU BUSHI AYANT PORTÉ LE TITRE DE N’NABUSHI : ESSAI DE RECONSTITUTION DE LA GÉNÉALOGIE DYNASTIQUE DES BALUZI, D’APRES LES TRADITIONS ORALES « .
Les personnages historiques des mythes d’origine des Bami du Bushi.
KARHOLWA CIGWI MUNTU appelé aussi » CIRINGWI « , un chasseur en provenance de hautes terres du Bushi qui s’est égaré dans la forêt du Bulega où il a été récupéré par un paysan Munyintu nommé MUNEGE gwa NAKASHEZE qui l’avait trouvé endormi dans son champ sous l’ombre d’un palmier « Ibondo « . Ce dernier va le présenter à son Mwami du nom de NAMUKA w’IBONDO qui fera de lui, son chasseur préféré et qui va lui donner en mariage, sa fille LUKABURHENGASHA. De cette union naîtra le héros NYAMWOCA ou MWOCA. Devenu adulte, Mwoca va être accusé d’entretenir des relations sexuelles avec sa tante maternelle NALUBONGOLO appelée aussi, NAMUHOYE, pourtant mariée déjà, à KANGERE KANYINTU, Mwami d’une principauté autonome du Bunyintu. Condamné pour ce crime d’inceste à la cour d’Ibondo, il va s’exiler dans la forêt avec sa tante qu’il va épouser et qui lui donnera six ( 6 ) enfants mâles : KARHABALWA NACINDA, KALUNZI KAMI NANTONDO, LUBOLOBOLO ( le fondateur du Burhinyi ), NGABWE ( le fondateur du Bushi ), KAVUMBIKO ( le fondateur de Nindja) et KADUSI NGOMBE ( le fondateur des principautés shi du Bukunzi et du Busozo au Rwanda ancien). Comme NAMUHOYE était chassée des terres du Bunyintu, son ex-mari KANGERE KANYINTU, va lui ravir son fils aîné KASABO qui sera l’organisateur du royaume du Bunyintu sous le titre de N’NALWINDI.
Les Baluzi du Bushi n’ayant pas régné comme Bami et sui étaient au service des Bami-Bahinza locaux.
NGABWE qui a épousé Mwa MULIRA, la mère de KAGAKU.
KAGAKU qui épousera sa cousine Mwa MULIRA la mère de CABULA LUHUGA
CABULA LUHUGA qui a épousé Mwa KAHAGO, la mère de CIREMBEBWA.
CIREMBEBWA qui a épousé KASARHI Mwa MUKEMWA du clan » Banyambiriri « , la mère de NGABWE II.
NGABWE II qui a épousé NABITOMORA, la fille du Mwami-Muhinza, NALUNIGA du clan » Barhungu « , mère de CIFUNDANGOMBE.
CIFUNDANGOMBE qui a épousé sa cousine NABUHAYA, fille du Mwami NALUNIGA et mère des Baluzi, LUSHULILUJO et KASHEZE.
Les Bami Baluzi ayant porté le titre de N’NABUSHI et quelques usurpateurs.
N’naBushi LUSHULILUJO ( ca 1330-1360 ). Il est ke premier N’NABUSHI et le véritable fondateur de la royauté des Baluzi au Bushi.
De sa femme NJUMA mwa BORHE bwa BIGARURA, une Mututsikazi du Rwanda, il a eu 2 fils : MUSHIMBE et MUKINZE.
De son épouse Mushikazi, fille de MIZINZI ya NYAMUKAMA gwa SEBARONGO, il a eu son fils CIGABA MUHOYE KALEMERA.
CIGABA MUHOYE KALEMERA nommé régent vers 1400 AD, à confisqué le pouvoir pendant 25 ans avant d’être chassé et tué par les fidèles du N’naBushi. Il fut soulevé par un tourbillon et son corps ne fut jamais récupéré, d’où son surnom de KALEMERA ( Tourbillon suivi d’un vent violent ).
N’naBushi MUSHIMBE ( ca 1385-1425 ). Il a épousé NAMUSHEKE Mwa CIROYO, la mère de KAMOME.
N’naBushi KAMOME ( ca 1425-1475 ). Il a épousé sa cousine, NANJUCI mwa CIROYO, la mère des Baluzi, MUSHEMA, NYAKALEGA, NAKUHINGIRA et leur sœur NAMUKALIHYA appelée aussi, NYIBUNGA.
N’naBushi MUSHEMA ( ca 1475-1490 ). Il a épousé sa cousine CINYERE Mwa CIROYO qui a mis au monde, son fils KABALE KAGANDA.
N’naBushi KABALE KAGANDA ( ca 1495-1527 ). Il a épousé NAMPONDO MAJIRI Mwa N’NAKAZIBA qui est la mère de ses fils : KAMAHAHA, NABUHANGA CIDERHA et KAGWESHE BAGWESHA.
N’naBushi KAMAHAHA ( ca 1527-1553 ). Il a épousé la fille du Mujinji NALUNIGA, la mère de ses fils BADAHAKANA et KACIKO.
N’naBushi BADAHAKANA ( ca 1553-1601 ). Il a épousé la fille de N’naBuhavu, Mwami fu Buhavu continental qu’est la mère de ses fils, LUKUBI et BUBUYE.
Le muluzi KACIKO a assumé la régence entre 1601 et 1616 durant la minorité de son neveu, le prince héritier, LUKUBI.
N’naBushi LUKUBI ( ca 1616-1656 ). Il a épousé NYABARHWA Mwa MULIHA gwa BWIMBA, la mère du muluzi MWERHWE.
N’naBushi MWERHWE ( ca 1666-1692 ). De son épouse Mwa NIGANDA, il a eu son fils NGABWE.
N’naBushi NGABWE II ya MWERHWE ( ca 1692-1742 ). Il a épousé NYABAGONDWA Mwa MULIHA gwa BWIMBA la mère des Baluzi, BIRHENJIRA et LWISIRE.
N’naBushi BIRHENJIRA ( ca 1743-1786 ).
De son épouse Mwa BUNYAGU, il a eu ses fils : BUFUBIRE et MAKOMBE.
De son épouse Mwa MURHWA il a eu son fils BUJOKA.
De son épouse Mwa N’naNINJA, il a eu ses fils : LUHUGA, KAKIRA, NCURO, CIBISHI, KIRHERO, CAMBUGA, BULALO, SONGO et MUHANANO.
Le muluzi BUJOKA ( ca 1786-1795 ), a usurpé le pouvoir reconnu à son demi-frère MAKOMBE avant de connaître une fin tragique.
N’naBushi MAKOMBE ( ca 1795-1845 ).
De son épouse LULIRA Mwa CIROYO, il a eu ses fils CIBUMBIRO, RUSHURHA, KABI, CIRHUZA, TEBURA, BYATERANA ainsi que leur sœur NAMWIGAMBA.
De son épouse NANZOGA Mwa CIROYO, il a eu son fils NYANGUMA BIGOMOKERO.
N’naBushi BYATERANA ( ca 1848-1878 ).
De don épousé Mwa CIROYO, il a eu ses fils : CIRABA, RWABIKA et BIHOGO.
De son épouse Mwa NIGANDA, il a eu ses fils : RUTEBUKA, RUHANGARHA, CIMONGE et KAGI.
De son épouse Mwa KABEGO, il a eu ses fils : MASONGA, BISOMA et MAKUNGU.
Son épouse Mwa RUJANGA est la mère du Muluzi, CIBANVUNYA.
De son épouse MATUMU Mwa CIROYO, il a eu son épouse RUZIGA.
De sa belle-sœur, MUGENYI Mwa CIROYO, il a eu son fils RUTAGANDA.
Suite aux expéditions guerrières menées par KIGELI IV RWABUGIRI du Rwanda contre le Bushi après la mort du N’naBushi BYATERANA et comme l’héritier au trône était encore mineur, les Baluzi KAGI ( ca 1878-1884 ) et RUHANGARA (ca 1884-1888 ), usurperont successivement le pouvoir avec l’appui du Rwanda, avant que le N’naBushi BYATERANA n’arrive à bout des Batutsi grâce à ses armées commandées par les princes KABI, CIRHUSHA, RWABIKA,NFIZI, KAKIRA ainsi que les vaillants généraux MIHIGO NDOGOTSA et MAKUNGU ga MWENDO.
N’naBushi RUTAGANDA KASHUMO ( ca 1888-1919 ).
De son épouse Mwa KASAZA, sont nés les Baluzi MURHESA et BUKOBWA.
De son épouse Mwa MUHAYA, est né le prince RUGEMANINZI et sa sœur CIKESA.
Mwa CIKUBIRHA est la mère de la princesse NANKAFU.
De son épouse Mwa N’NALUHWINJA edt née sa fille Bernadette, épouse de Victor RUTAHA.
De son épouse Mwa RUSEGURA est né son fils, Dr Albert KABARE NTAYITUNDA -De son épouse Marina Mwa MALEKERA sont nés les Baluzi Prosper MAMIMAMI et MURHULA Ngabwe, Mwerwe kabare, Makombe Muzusa kabare, Byumanine Nnakambiri kabare et leurs soeurs Ntakwinja kabare et kinja kabare De son épouse Mwa MUBAGWA, est née sa fille Akexandrine.
Deux Baluzi se sont disputés le trône du Bushi après la mort du N’naBushi KABARE RUGEMANINZI en 1980. Il s’agit de : Prosper MAMIMAMI ( 1980-1983 ) et le Dr Albert KABARE NTAYITUNDA ( 1983-1985 ). Après des bousculades politiciennes qui ont ramené l’un et l’autre au pouvoir entre 1985 et 1990, les troubles ayant suivi le décès de NTAYITUNDA et le refus de son demi-frère, d’accueillir sa dépouille mortelle malgré l’insistance du gouvernement à Kinshasa, vont précipiter la déchéance de Prosper MAMIMAMI et l’intronisation du N’naBushi Désiré KABARE RUGEMANINZI II au pouvoir jusqu’aujourd’hui !
Lire les détails dans :
MUGARUKA, B.M.G.
L’utilisation des traditions orales comme sources de l’histoire africaine. Université de Bangui, Faculté des Lettrescet Sciences Humaines, Département d’histoire, Communication au Staff seminar ( Maîtrise & DES ), Octobre 2010, 31 pages.
Bashi et Bahavu de la République Démocratique du Congo. Traditions orales et Histoire. Kinshasa, Éd.CEDI, octobre 2021, 675 pages.
Tout le monde peut lire et comprendre cette Brochure. Le texte français suffit à celui qui ne comprend pas le mashi. Le texte nwashi suffit à celui qui ne comprend pas le français.
Dans la série de » ABASHEKA BASHEKE », elle s’appelle NABARHAMIRE ( ma fatigue a été une valeur pour mes frères), en témoignant de la dignité, de la loyauté, de la sagesse•••, durant toute ma vie.
Son contenu, ce sont 330 noms pris parrni des milliers de noms très remarquables chez les Bashi, à cause de leur signification. Car chaque nom signifie une vertu (force, courage, discrétion), qui a été conçue en fonction du bien commun. C’est tout un code de morale
L’Index alphabétique et numérique à la fin de la Brochure guidera pour la référence au nunéros qui précèdent les noms.
Les noms de femmes et de filles n’y figurent pas. Nous les réservons pour une autre publication. Ce sera probablement « ABASHEKA BA.SHEKE 7 ».
Etant donné que la plupart des noms sont des « résumés » d’événeraents et de proverbes, nous avons fait suivre chaque nom d’un proverbe qui lui sert de « devise ». Son chiffre entre parenthèse renvoie au livres PROVERBES ET MAXIMES DES BASHI et EMIGANI BALI BANTU. On peut ainsi le vérifier en français ou en mashi.
Enfin, 11auteur n1a pas eu d1autre prétcntion que d’inviter le lecteur à observer tant de réalités qui entourent, parmi lesquelles la signification des noms de ses frères. Bukavu, 25 Novembre 1979.
15. Bakorongotane (laisse les hommes bouger; ça donne de quoi parler) Zikomangana zinalale cihembe ciguma (nsoro) (2992)
16. Bakunda (aime sans excès) – Bakund’enyungu ye kabungà (238)
17. Balagizi ( en intercédant pour tes frères, fais-le_de très bon coeur) Omuhisa ye muganda (2183)
l8 Balekage (ne traite plus ce qui est achevé; ne ravive surtout pas des conflits) – Enkala buzibu enacikalire akahuka omw’isu (778)
19. Balenga (sois compétent, artiste; loin de toi tout ce qu’on appelle médiocrité) – Omuganda,akubûla, ci arhacivunîsa (2134)
20 Balezi (pour toi, rien ne vaut une bonne éducation) Omwana arhalera muguma (2449
21. Balibuno (sois l’homme de ton temps) – Amango garhaja onu eandi (246)
22. Balola (observe les choses pour t’instruire) Isu lyo likema nalyo (1099)
23. Balolebwami (aspire à la bienveillance du roi) Omwami nyanja: arhayoga muguma (2434)
24.Balungwe (confie ta progéniture à Dieu) Ecifungira enfula oln: nkuba pirhenga (536)
25Bàmanyirwe (Sois rmarquable) Iwîno ye muntu (112)
– KURHENGA BARUNE BA CANDA A CA MAHESHE
26. Barume (apprécie toujours les forces viriles) Akaburhe kanabe kali kone karhahumwe n’omu nshoho (134)
27 Bashi (ton nom est une plénitude des noms des Bashi; sois-en attentif) Mushi ayuma ci arhabola (1401)
28.Bashige (tu as un maìtre; écoute-le) – Ahali nkulwe harhakulwa (69)
29. Bashizi (tu es un sujet digne de bons services) Cigombora mpimbi n’ebinwa gwo mushigo (444)
30.Bashonga (que les bons augures te protègent) Enama yo nkulu aha bwenge (670)
31. Basimike (maìtrise-toi en toute circonstance) Bikoba bya njavu biyikûla elushayo (359)
32. Bavurhe (sois capable de payer ton impôt) – 0lya buntu bwa mulume, bundi ahiraho (2108)
33. Bayongwa Cles jaloux te détestent; ne t’en fais pas) Ka bene kalwaza abahwinja emijababo (1122)
34. Bazihima (tu dois vaincre tout agresseur)) – Baheneka Bàzihungulule (il te faut précipiter l’adversaire) Mwana orhaburha orhamushimba na nfune (1436)
36. Bàzikomole (tout comme le serpent, fais sortir ton venin) 0mujina guhuma gwo abana balumirwako n’enjoca (2201)
37. Bàzirashe (tire tout droit sur l’agresseur) Ecishembusa entwâli, eyabo erekere (572)
38. Bengehya (sois malin, grace aux nombreux rapports que tu fais) Akenge akabwire (220)
Nom pour ta jolie fillette – Jina utakalompa mtoto wako binti
Avant – propos – tangulio
* Un nom est généralement une devise. Faire porter un nom sans connaître la pensée qu’il exprime n’est pas éducatif: les vertus se forment à base des offres.
Le nom « Nanzigi = possesseur d’amour partagé » est mieux instructif que le nom « Mapendo » qui flatte peu les sens.
« Nduhûra » = je délasse toujours, je soulage », tient mieux du dévouement filial et de la reconnaissance maternelle que son « équivalent » swahili « Faida » quelque peu égoïste.
Vovons ci-dessous 150 noms de filles parmi les plus significatifs que les aïeux nous ont légués et qui restent d’actualité. Ils devraient reprendre cours. Nous trouverons, à coté de leur signification littérale, la pensée qui les dicte ou le sentiment qu’ils éveillent. Par ailleurs les 150 noms dont il est question sont groupés par thème.
Jina laonyesha njia ya mwendo. Kupana Jina bila kufahamu nia yake si kulea: mwendo bora wa uzima unaundwa kwa matoleo ya wazazi kwa kitoto « malaika ».
Jina « Nanzigi » = mwenyi mapendo ya wawili » yafundisha vema kuliko jina « Mapendo » inayovuta kidogo mahasa.
Nduhûra = napunguza mchoko, nasaidia » hukazania vizuri kwa ukarimu wa mtoto na kwa shukurani ya mama, kuliko « mwenzi wake » wa kiswahili « Faida » anayeonekana kidogo mchoyo anayependelea faida yake pekee.
Tuangalie hapa cini majina 150 ya wabinti kati ya yale ya maana mazuri waliyotuachia mababu, na yanayobaki ya kisasa.
Yangepashwa tena kutolewa kwa watoto binti kwa siku za sasa. Tutakuta karibu na maana yao ya kiini wazo iliyoyatunga ao pigo la moyo yaamusha ndani mwetu.
* Note pour la prononciation correcte – Tusikilize ili tuyatamke vema. Considérons tous les accents essentiels dans les mots du mashi: haut, moyen, bas
– Tutumie milio kubwa tatu ya maneno ya luga ya mashi: mlio wa juu, wa nusu,na wa chini . Alàma / juu ya herufi ya sauti yaonvesha mlio wa iuu, mfano_: NaIbaIaImi = , neema la royauté :prospère.
Alama ^ juu va_herufi ya sauti yaonva mlio wa nusu-juu, mfano – Nkâna.
Herufi bila alama ni ya mlio wa sauti ya chini kutamka, mfano .: Ndamuso
N.B, – Tusikilizane – Ces signes ne sont pas à comparer avec lès àccents du français.
Tusifafanishe alama hizi na zile za kifransa . Tufuate-namna·ya kusimulia mashi », na ni basi •
·.:.- – Le signe A choisi par des linguistes pour représenter le ton descendant dans certaines langues bantu est exressément choisi ici pour Ìndiquer le ton moyen du mashi : raison principalement pratique.
Alama A iliyocaguliwa na wafundi wa ndimi kwa kuonvesha sauti ya mlio wa kushuka katika luga fuJani za kiafrjika inatumiwa hapa kwa kuonye sha sauti ya mlio wa nusu-iuu kwa herufi katika maneno ya mashi: sababu ni kusudi la utumivu mwepesi katika luga hii••• (Introduction de NDIRHUHIRWE MUJUNGWE, p. 1-2)
Nom propre de jeune fille et état d’âme des parents. Jina la pekee la binti na fumbo la moyoni mwa wazazi.
Thème• – mpango Signification – maanaétat d’ame
abandon- kuaciliwa
Birhangee qui s’est empressée de
prendre place – aliyepiga mbio kwa kupata fasi (jamaani).
2:_accueil chaleureux: ukarimu.
Cikéesaa qui accueille, qui dispose bien – anaye ukarimu.
3. acculturation – jina la kunaswa na tabia za kigeni
a.Madaama: madame : bibi mzungu
b. Nabazungu: possesseur des blans sur sa terre natale
mzenyi wazungu kwao
état d’âme – fumbo la moyoni
1.BIRHANGEE: saouffrance et compassion de la famille frappée par la mort du père avant la naissance de l’enfant – mateso na huruma ya iamaa iliyopoteza baba kabla mimba kuzaliwa.
2. Cikeesa: grande satisfaction, reconaissance – furana kubwa na shukurani kwani wote wanapokelewa.
..-•··
Madaama
NaIbaIzuIngu
1.madame – bibi mzungu
2.possesseur des Blancs (sur sa terre natale)
– mwenyi wazungu kwao.
3 a-b. Madaama ; Nabazungu: passion pour la peau blanche kutafuta kugeuka mzungu; satisfaction d’etra le sujet du Blanc – fureha ya kwa mtu wa mzungu.
3c . Namasaale: ayant une instruction à l’européenne, anaye elimu ya kizungu; fiérté de réussir à l’école-kujipandisha kwa kusomakizungu
3d. Nanfaranga: possesseur d’argent, mwenyi franka; bonheur d’être muni d’une certaine somme d’argent à la naissance de l’enfant; furaha ya kuwa na nusu ya franka pa kuzaliwa kwa kitoto
3e. Ndeege: avion, ndege (gari la mabazq; soumission à la puissance magique du blanc; kupigia magoti uwezo wa mwungu
3f Nzungu: voir nom 2, angalia jina la plili
3g Zirhaaje: elles (vaches) en train de venir, zinakuja (ngombe): kinyarwanda; joie, espoir; furaha matumaini (ya mali)
4. Amour-Mapendo
4a. Cizigîre: elle aime sincèrement, anapendezwa kweli; amour, amitié; mapendo ya wazazi na furaha yakusikilizana
4b. Nzigîre: je suis ravi (e), nafurahi sana; forte satisfaction, ravissement- furaha kubwa sqnq ya kuleta kizunguzungu na kicheko usoni kuangaa.
En Ph 2, 11 on dit: « et que toute langue proclame que Jésus est Seigneur… »
Les langues expriment diversité et harmonie par l’Esprit Saint (Ac 2). Les langues renforcent division pour les hommes quand ils combattent contre Dieu (Gn 11)
Les langues expriment toute réalité qui se présente selon l’adage : Le pessimiste voit que le verre est à moitié vide, l’optimiste voit le verre à moitié plein. C’est dans la diversité de nos langues acceptées et assimilée que nous pouvons découvrir l’unité et l’harmonie dans la diversité
J’ai déjà ce verset de Ph 2, 11, en quelques langues, trouvez-moi d’autres langues du Congo
En français : « Que toute langue proclame que Jésus Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père. »
En swahili : « Kila lugha itangaze kwamba Yesu Kristo ndiye Bwana kwa sifa ya Mungu Baba. »
En mashi : « Ngasi lulimi luyâlize oku Yezu Kristu ye Nyakasane okw’irenge lya Nyamuzinda Ishe. »
En kinande : « N’emibughe yosi yithulaghanaye ko Yesu Kristu ni Mwami, oko Busike mwa Nyamuhang’Ise »
En ruund : « Chawiy awonsu akez kitiyiz anch Yesu Kristu ndiy nsalejau, chakwel awonsu akupan uyaz kud Nzamb tatuku ».
En kiluba : «Ndimi yonso iyuke amba Yesu Christu ye Mfumu (en Kiluba de katanga)»
En chibemba : « ….no lulimi lonse lukasose, ukuti, Yesu Kristu e Shikulu, kube ubukata kuli Lesa Shifwe…. »
En italien : « ogni lingua proclami che Gesù Cristo è il Signore a gloria di Dio Padre»
En anglais: “ let every language proclaim that Jesus Christ is the Lord in the Glory of God the Father”.
Kikongo du Congo Central: “… mpe ba inua nionso kembela mpe sanisina ti : « Yezo-Kristo kele Mfumu » samu na nkembo ya Nzambi Tata.”
Lingala: “ Mpo et bato ba minoko minso basakola ete: Yezu Kristo azali Mokonzi na lokumu na Nzambe Tata”.
Témoignage et conférence biblique
Toute langue proclame que Jésus-Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père (PH 2, 11 et PS 22, 28). Les langues du Kivu
KIFULIRU Ngiisi lulimi lunadendage kwo Yesu Krisito te Nahano, halinde Deata Rurema anayivugwe
KIVIRA Ne ndeto gooshe onyongobole vye Kilisitu Yezu ce Mfumu ku bukaanzi bwa Leeza Taata
KIBEMBE Na lôlami lose lôsahôle nibo Yesô Kilishitô ale Mwami m bucunde bwa Abeca Tata
MASHI Na ngasi lulimi luyâlize oku Yezu Kristu ye Nyakasane oku IRENGE lya Nyamuzinda Ishe
KINANDE E’mivughe yosi ilagalaghaye Kristu ngoko ni Mwami o’ko busi’ke vwa Nyamuhang’ISE -Nemibughe yosi yihulanganaye ko Yesu kristu ni Mwami oko Busike mwa Nyamuhang’ISE
KIREGA Na ndimi ya bilongo byonse bilende Yesu Kristu ali Mwami na mlebu wa Ombe Tata KISWAHILI Na kila luga itangaze kwaba Yesu Kristo ndiye Bwana kwa ajili ya Utukufu wa Mungu Baba.v N. B.: Munitafutie ile musemwa mû KIHAVU na mu KIHUNDE na mû KITEMBO, ikiwezekana mbele ya kulala leo.
Ecihavu n’amashi bishushine bwenene: CIHAVU «Buli lulimi luyalize oku Yezu Kristu ye Nyakasane oku IRENGE lya Nyamuzinda Ishe».
Kihunde
kitembo
Kinyarwanda: “…kandi indimi zose zamamaze ko Kristu ari We Nyagasani, biheshe Imana Se ikuzo.
« Résumé de la Conférence
Objet : Action de grâce pour ma guérison après un mois de coma en aout 2016
J’ai sollicité auprès de CDPCL, à l’ISP et à quelques paroisses un service, qui m’est venu à l’esprit après ma guérison au bout d’un mois de coma. J’ai réfléchi et discerné que je dois m’engager davantage dans la diffusion de la parole de Dieu pour répondre à une invitation sentie de type « la voix du peuple c’est la voix de Dieu ». En effet, quand je faisais les Etudes Bibliques à Jérusalem, les jeunes de mon village disaient que j’étais parti lire toute la Bible. En réalité je n’ai pas pu réaliser cette mission ni pendant les études ni pendant que je donnais des cours bibliques à Kolwezi, à Lubumbashi, à Murhesa et à Venise. C’est seulement après mon coma d’un mois août 2016 que j’ai discerné et pris la décision de lire la Bible verset par verset dans l’original hébreu et grec puis dans ma langue. En commençant cet exercice, j’ai compris que je dois aussi participer à la diffusion de la Bible dans les langues du KIVU en g énéral et en mashi en particulier, travaillant dans une application internet : PARATEXT sur ordinateur et Paratext Lite sur le téléphone.
J’ai obtenu un calendrier intéressant et une participation active
Le 10 mai : Salle Concordia
Le 14 mai : Grand Séminaire de Murhesa
Le 15 maim Paroisse de Nyantende
Le 17 mai : Paroisse de Luhwinja
Le 18 mai : Rencontre oécuménique à Kaziba
Le 20 mai : Paroisse de Mubumbano
Le même 20 mai : Radio Télévision Mulangane
Le 22 mai : Paroisse de ciherano
Le 27 mai : Conférence –débat sur « Toute langue est patrimoine de l’humanité
Le 30 mai : Paroisse de Nguba
Le 31 mai : Sœurs Franciscaines du Christ Roix
BUT : Vaincre la peur psychologique qui nous fait prendre la différence comme menace ainsi passer Gn 11 à Actes 2, Dialogue au lieu d’impérialisme, pluralisme linguistique
Les conférences auront pour thème :
« Que toute langue proclame que Jésus-Christ est Seigneur… »(Ph 2, 11) : en fait toute langue est patrimoine de l’humanité car certains l’ont parlé . Passons de Gn 11 à Actes 2 où la différence n’est pas menace mais un élément de l’harmonie.
Introduction
1 . Quelle est la place d’une langue pour l’individu et pour la communauté ?
La langue est un de dons primordiaux que chaque individu reçoit et dont il a une mission d’entretenir et développer : la vie, les parents, le lieu de naissance, la langue du premier mot. La langue sert donc à m’ouvrir au monde, exprimer ma pensée, entrer en communication avec la communauté et avec Dieu
2. Les langues naissent et meurent. Difficile de savoir comment elles naissent, mais nous savons qu’elles meurent sous pression politique et économique. Trois langues ont pu résister aux intempéries de l’histoire grâce à la religion et la fierté des interlocuteurs : hébreu, grec, arabe. Les linguistes disent que 50000 personnes seulement peuvent maintenir leur langue vivante. Alors elle proclamera toujours que Jésus Christ est Seigneur. Et vous qui m’écoutez, voulez-vous participer à l’enterrement de votre langue ou être parmi les 50 000 personnes qui maintiennent votre langue vivante ?
3. Le sort de l’homme est semblable à celui de la langue car l’homme est fragile. Il nait et il meure ! de même la langue naît et meurt. Ainsi l’homme a trouvé un mécanisme de lutte anthropologique contre la mort humaine et la mort linguistique, en trois grandes luttes
3.1. La paternité et la maternité
Dans la Bible celui qui a un enfant se considère comme prolongé dans sa progeniture, c’est pourquoi pour celui qui meurt sans enfant, on essaie de palier à son malheur, diminuer le dégat de la mort. La veuve est marié au frère du défunt et leur premier enfant portera le no, du défunt (Mt 22, 24 ; Dt 25, 5). De même au Bushi, on rédoute le « okufa nshizo », mourir sans laisser d’enfant, qui est une imprécation agressive, contraire à la bénédiction : « Oburhe sho, oburhe nyoko », littéralement que tu engendre ton père et ta mère. Anthropologiquement celui qui a déjà prolongé son père et sa mère est lui-même prolongé à son tour dans ses fils et ses filles.
3.2. La production des œuvres plastiques et intellectuelles , les œuvres philanthropiques et spirituelles ; Kagaragu dira ; « Omwana w’omushi aja irenge ci arhalama » literalement, mieux une bonne réputation qu’une longue vie. L’homme constatant sa finitude, cherche à se faire connaître par ses œuvres dès son vivant. Quand il meurt ses œuvres continuent à parler de lui.
3.3. La religion meilleure lutte contre la mort à toutes les étapes de la vie
3.3.1. Le fœtus est un être vivant qui réagit du sein de sa mère et il est considéré un don de Dieu ou l’Etre suprême( 1Sam 2, 1-10 ; Lc 1, 39-45 : Samuel, Jean-Baptiste, Jésus)
3.3.2. Le jeune et l’adulte reçoivent force de Dieu pour défendre la communauté du génocide qui est aussi destruction de la langue (cf. Gédéon, Samson, Ester, Judith) !
3.3.2. Le vieillard comme Siméon considère qu’aprèe avoir vu le Messie, il peut s’en aller en paix Lc 2, 25-32).
3.3.3. La foi en la résurrectione moyen efficace contre la mort (1Co 15 ; 1Th 2-4).
En luttant contre la mort physique, l’homme mène le même combat pour que la langue ne disparaisse .
Un exemple concret qui est dans la Bible c’est l’hébreu et le grec .Nous y trouvons deux mots importants hérité de la religion traditionnelle de Jésus : shalôm et Amen
SHÂLÔM, mot que nous connaissons aussi bien qu’ Amen, hérités de la Bible
Shalom
Kwo Abraham akagilamusa ntyo
Kwo Izaki akagilamusa ntyo
Kwo Yakobo akagilamusa ntyo
Kwo Izaya akagilamusa ntyo
Kwo Mwami Yezu akagilamusa ntyo
Kwo Petro akagilamusa ntyo
Kwo Abayahudi b’ene bacilamusanya ntyo.
Rhwayumvîrhe oku Mariya Magdalena abwîraga Yezu omu cihebraniya, RABUNI ! (Yn 20, 16)
Nka muntu okudesire guli musingo; ci nka mulêbi, Yezu erhi ntumwa elamusize ntyo erhi gukola mugisho. Câba ngasi musingo rhulongeza abirhu, Nnâmahanga obihindula mugisho. Abanfransa mpu: “L’homme propose, Dieu dispose”, c’est à dire que tous nos souhaits aux autres sont un désir que seul Dieu peut rendre réalité.
Les éléments culturels du Kivu comparé a la Bible:
Récit de création au Kivu comparé à la Bible : Gn 1; 2 ; 5 ; 11
Cf . P. Pierre Colle parle des Bashi, du mashi et du Bushi, in nyabangere.com
Kashenda avait eu une origine céleste. Dieu le fit un jour sortir du lac sous la forme d’un beau jeune-homme, en même temps qu’un troupeau de vaches. Peu après, celles-ci disparurent, il ne resta qu’une vache pleine, qui donna le jour à un taurillon. A quelques temps de là, le jeune-homme vit reparaître le troupeau, conduit par une belle jeune-fille. Le troupeau disparut, la jeune-fille resta. Le jeune Kashenda, se l’unit en mariage et appela la jeune fille Londo c’est-à-dire limon, parce qu’elle était, comme lui, sortie du limon du lac. Dieu leur fit cadeau d’un vase à lait, d’une cruche, d’une baratte indigène, d’un arc, de flèches et les bénit. Telle est la tradition de l’île d’Idjwi
On a conservé le souvenir de 28 générations qui séparent Cihanga de Musinga, ce qui rapporte l’invasion de son descendant vers l’an 1300. Il est vrai que Monseigneur Classe ne croit pas pouvoir la faire remonter au delà du XVIIe siècle.Ce petit-fils, appelé Cihanga, lui aussi, du nom de son ancêtre, traversa la région des volcans, longea le lac à l’ouest et repassa au Rwanda par le pont de pierres à quelques lieux au sud du Kivu. Il laissa au Nord son fils Kahande ou Kanyirhambi, devenu chef du clan Bahunde ou Basibula ; son autre fils Kanyindu le quitta au sud et alla occuper la vallée de la haute Lulindi (ou Lundi ou Lwindi) ; il y prit le nom de Nalwindi et devint le chef du clan Banyindu. Ses fils Naninja et Mufunda prirent possession, le premier de la clairière sise au Nord, le second des montagnes au Nord-Ouest. Ils devinrent les fondateurs des clans Balinja et Bafunda. Son aîné Kabuga, resta sur place, où se trouvent aujourd’hui encore ses descendants. Le clan Barungu, du chef Naluniga, prit peu de développement. Il fut facilement supplanté par celui de Kabare, comme on l’a vu précédemment. Le clan de Nashi, le chef des Balega, s’étendit davantage. Il se subdivisa en 5 branches :
les b’e canya, tige mère, occupèrent le Bushi central ; les b’e cime, établis au Bushi Nord et quelques îles du lac (Shushu, etc.) ;
les Bakacuba du lac Mokoto ;
les Bacishoki ou bene- nciko ou Babambo de l’Irhambi ;
les Bakasiru du pays des Balongelonge actuels, voisins des Balinja.
Leur pouvoir fut enlevé par les clans Basibula et Banyindu. Ils durent se faire les sujets des vainqueurs, conservant à la cour de ces derniers une dignité quelconque. Le clan Bahande se développa sur place.
Un descendant de Kahande, le premier ancêtre, le roi Sibula Nyebunga, voulut un jour aller guerroyer au Rwanda ; il y fut tué. Un aigle (nyunda) dit la légende, pris son cœur, et son diadème dans son bec et les ramena à sa mère qui habitait au Ruhundu, sur l’île d’Idjwi. Depuis ce jour, ce clan prit le nom de Basibula.
N.B. (Plusieurs légendes racontent que Sibula Nyebunga est issu de l’union incestueuse du chef de ce clan avec sa demi-sœur. C’est peut-être pour ce motif que les Banyarwanda appellent les Bashi « Banyabungu », gens de Nyabungu, sobriquet équivalent alors à celui de « fils d’inceste ». Cette coutume se pratique encore de nos jours chez les chefs de plusieurs clans au Butembo et Bubembe. Leur successeur est généralement né d’une telle union, appelée mumba).
Bahole, roi actuel (1936) du Buhavu en est le chef. Ses ancêtres occupèrent à un moment donné toute la côte ouest du lac du nord au sud, ainsi que la plupart des îles. Le clan des Bahande s’allia dès le début au clan des Banyehya. De Nabunyehya, en effet, naquit Barhwa, père de Kalinda et de Luciza. Barhwa s’unit à une femme des Bahande, et renonça dès lors au clan des pygmées. Son fils Kalinda devint le père des Basibula, ou Bahande bene muvunyi au Buhunde ; de Luciza sortit le clan Bwega. Kalinda fut tué au Rwanda par Luganzu I vers la vin du XVe siècle.
Le clan des Banyindu se développa fortement sur les rives de la Lulindi. Il ne tarda pas à se diviser et à envoyer des familles vers l’ouest et le nord-est, vers les régions situées entre le Kivu, la Ruzizi et la chaîne forestière. Kiligishe, descendant de Kanyindu, envoya son fils cadet Mahangwe près de la Luvungi ; son petit-fils Kahamba donna son nom au clan Bahamba du chef Kabwika actuel. Un petit-fils de Kahamba ; Lwamo créa le clan Banyambala (chef Nyamugira) au Bufulero à l’ouest de la Ruzizi ; le petit-fils de Lwamo devint le père des Bacivula (chef Nakaziba) au Buzibaziba au sud du Bushi. Les deux filles de Kiligishe (Nalwindi occasionnèrent la création du clan des Banyamwoca. On ignore d’où vient le nom du clan. C’était peut-être le surnom de Kiligishe ou celui de Namuhoye l’une de ses filles, mais plus probablement le nom de son neveu et mari.
Kabare, fils deNamuhoye quitta la Lulindi avec sa mère, passe le Kadubu où celle-ci mourut, et vint occuper le Bushi ; plusieurs familles l’accompagnaient et furent la souche des clans : Bashaza, Banyalugono, Badaha, Banyalwizi, etc. Il supplanta sans efforts les clans Barungu, Balega, Bashoho, Banyiganda, Banyibamba, etc. Une révolte de son arrière petit-fils Ngweshe Kwibukaoccasionna une scission. Cela se passait sans doute vers le début du XVIIIe siècle. Depuis ce jour le Bushi est régi par deux dynasties, celle de Kabare et celle de Ngweshe. De Nalwindi sortirent aussi, on ne sait quand, les familles régnantes de l’Urundi, et probablement le clan des Bagofa dont le chef actuel est Naluhwinja, roi des Bahwinja.
Les clans dont il vient d’être question furent ou sont encore les clans des chefs. A côté d’eux sont venus se placer de nombreux clans secondaires, issus des précédents ou venus du Rwanda. Il serait trop long et fastidieux d’en parler ici. Je ferai seulement remarquer que le descendant actuel de la tige mère des clans supplantés dans le pouvoir par les chefs actuels, occupe de droit certaines fonctions à la cour de ces grands chefs. Celui-ci peut s’asseoir sur le trône royal, fumer dans la pipe du roi, toucher à son diadème (bashoho) ; celui-là lui donnera sa première femme (banyambiriri) ; d’autres pourront traire les vaches du roi (banyalugono, basheke, bishaza), seront ses sorciers en titre (balegab’ecishoki), feront les tambours, garderont le crâne de l’ancêtre ou sa lance, ses perles, ses bracelets (bashoho), enterreront la dépouille du chef défunt (banjoka), planteront le marteau sacré (banyiganda), etc. Bref, ils héritent de la fonction remplie à la cour par le fondateur du clan. Il en sera parlé à propos de la fête de l’investiture (N° 176).
Une partie des pygmées dont il a été question plus haut s’allia aux nouveaux clans et forma les pygmées croisés (Batwa-Badaha, Batwa- Baloho, Batwa-Bakanga, etc.) …….
Le besoin de solidarité a poussé les clans à se créer des ALLIANCES (bukumbi). Dès le début des immigrations, il en fut ainsi. Cihanga en venant par ici et en envoyant se fils (c’est-à-dire les clans issus de lui) occuper le pays, leur ménagea des alliances dans les clans préexistants. A mesure qu’un nouveau clan se forme, on fait de même. L’alliance se contracte par la bénédiction (mugisho) du chef des principaux clans. Quatre chefs peuvent au Bushi-Buhavu bénir cette alliance :
Nashi, chef des Balega,
Naluniga, chef des Barungu,
Nalwindi, chef des Banyindu et
Kahande, chef des Basibula.
Eux seuls sont en effet considérés comme chefs des clans originaires (mashanja) c’est-à-dire des souches dont tous les autres clans indigènes sont issus. Un chef de clan demande cette alliance pour ses descendants afin de leur obtenir aide et protection. Il cherchera donc de préférence l’alliance des clans les plus puissants et les plus répandus. La solidarité qui en résulte se manifeste spécialement dans les circonstances suivantes : L’allié aide son allié dans toute circonstance pénible. Le voit-il p. ex. écrasé sous le fait d’une lourde charge ou d’une amende onéreuse, il l’assistera, ce qu’un homme d’un clan non allié ne ferait pas. Il n’hésitera pas à prendre à sa charge un ou plusieurs enfants laissés sans ressources par leur père défunt ou devenu impotent, dès qu’il est de son clan ou d’un clan allié, et qu’il n’y ait pas de proches parents pour le faire. Un indigène ayant abattu une bête et voyant venir un homme d’un clan allié, lui donnera une part avant même d’en donner à sa parenté ou à ceux de son propre clan. Veut-il construire une case, il devra payer à ses aides une ou plusieurs jarres de bière, si parmi eux se trouve un membre d’un clan allié, il recevra sa part avant même d’avoir terminé, et avant tous les autres. Quand un fils est officiellement mis en possession de l’héritage paternel par la remise des biens, c’est un allié de son clan qui les lui remettra (kuyambika bigulo) conjointement avec l’oncle maternel du fils. Un noir va-t-il en voyage, il trouvera facilement le vivre et le couvert chez les membres des clans alliés au sien. C’est pour ce même motif que l’on trouve présent à l’investiture des chefs suprêmes le chef de chaque clan allié qui lui imposent l’un le diadème, l’autre le siège, la pipe, le marteau sacré, etc. ainsi qu’on l’a vu plus haut. L’allié remplira encore les multiples offices de paranymphe aux noces d’un jeune-homme. Un homme est-il mort dans une case, la coutume veut qu’on enlève du toit la pointe d’herbe qui le domine ; ce soin incombe encore à un allié. Bien plus, il est défendu de verser le sang d’un membre quelconque d’un clan allié même à la guerre où ses clans alliés disséminés dans les guerriers adverses viennent nécessairement au contact. Le guerrier évitera donc de terrasser tous ceux qu’il reconnaît être de son clan ou des clans alliés. Que s’il le faisait volontairement, il commettrait une faute grave contre le clan ; et l’âme de l’ancêtre qui en est le protecteur attiré, le lui ferait sentir en lui envoyant une maladie mortelle.
Il y a bien d’autres cas encore de la solidarité qui découle de cette alliance clanique, il serait trop long de les spécifier ici. Une conséquence curieuse qui en découle est l’impunité donnée à un allié quelconque qui insulterait ou maudirait la famille de l’un des quatre chefs de clans dont il a été question ci-dessus. Alors qu’un autre encourrait un châtiment, lui en serait exempt. L’insulte lui est permise à titre d’allié.
2. Royauté au Kivu comparé à la royauté dans la Bible : Sg 6 ; dans la mentalié biblique surtout les livres de Samuel et les livres des Rois : « Omu nkengêro z’e Bibliya, Israheli bwo Bwâmi bwa Lungwe hano igulu. Abâmi b’Israheli bali bimangizi ba Nyamuzinda. Ebyo bitabu biyêrekîne oku kuli kuzibu okuyimânika obwo Bwâmi. Saulu walishokolire Daudi alekwa na Nyamubâho. Hofi abâmi boshi bayimire ahâli ha Daudi, bagomîre Nyamubâho. Buzinda Nyamubâho abahira omu maboko g’abashombanyi bâbo, abakagira kuli kuli omu bujà bw’e Babeli. Kurhenga obugeremwa bw’omulêbi Natani, abany’Israheli bakagilangâlira oku Lungwe abarhumira omucunguzi w’omw’iruli lya Daudi. Eno Bushi nayo mwâmi eba ntumwa ya Nyamuzinda ; Abajinji banabone ebimanyiso oku mwâna oburhinwe obwâmi (nka Iz 9, 5 omu Bibliya). Amalaganyo mahyâhya gaganîre kasharhu koshi eby’obwo bulêbi (Ebj 2, 30; 2 Kr 6, 18; Hb 1, 5). Yezu ali w’omw’Iruli lya Daudi. Amango Abayahudi baderhaga mpu Yezu ye mwene Daudi, erhi bahamirize oku agwêrhe ecikono c’okubà Mucunguzi (Mt 9, 27). » Gwârhi EBIBLIYA NTAGATIFU, Verbu, Bible, Kinshasa 1992.
3.Monothéisme africain et monothéisme biblique : mon livre Okuharamya Nyamuzinda muguma kwamereraga e Afrika guli mutungo na ciriba ca kuyûbakirakwo, obumvikane omu madini n’omu ekleziya nyinji
4. Cultes des ancêtres au Kivu et éloges des ancêtres dans la Bible : Si 44 et Hé 11. Kurhenga Musa Nyamuzinda aciyêrekana mpu ye Nyamuzinda wa ba Shakulwe: Abrahamu, Izaki na Yakobo. Ntako wakamanya Nyamuzinda k’orhakengiri abakubwîraga ye (Lub 3); kulaguza n’okucikubagira abazimu kwarhumaga Saulu anyagwa Obwâmi.
5. Création d’une centre de traductions de la Bible dans les langues du Kivu : application PARATEXT et ParatextLite
Dans Google sur ordinateur, télécharger PARATEXT
Après téléchargement , on vous demande l’inscription
choisissez: installation offline
ajouter: paratext updates, c’est un fichier de mise à jour pour que le programme prenne les nouveautés
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collabore au projet KaC2, pour qui connaît le kinande
collaborer au projet MP1, pour qui connaît le kinande
collaborer au projet……., pour qui connaît le kifuliru
collaborer au projet ….. pour qui connaît le kivira
collaborer au projet……. pour qui connaît le kihavu
collaborer au projet ….. pour qui connaît le kihunde
collaborer au projet…….pour qui connaît le kirega
collaborer qu projet…. pour qui connaît le kitembo
Organisation : Bukavu Mashi and other Kivu Languages Bible, BMKLB en sigle
On vous promet un code qui vous permettra de tirer le texte que l’administrateur a déjà écrit sur votre ordinateur.
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Ecrivez Paratext lite ; ça télécharge, puis on vous présente : annuler/ouvrir ;
cliquez sur ouvrir.
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Besoin de connexion seulement quand vous faites Envoyer /Recevoir pour être à la pages des changements opérés sur le texte par un administrateur
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C’est seulement après avoir reçu le code que vous procéderez à télécharger Paratext lite sur votre téléphone android.
croire (en), avoir la foi [en][avec Dieu ou le Christ comme objet]; croire, croire dans; avoir confiance [dans quelqu’un ou quelque chose], confier [quelque chose à un autre]
offrir, présenter (particulièrement des dons et des sacrifices); amenr [quelqu’un] devant [un officiel]; exécuter, faire [un service]; approcher qqch [de qqn]; pass. traiter, avoir à faire à