Le psaume 120 est un cri d’exil intérieur : le fidèle est entouré de mensonge, de guerre, de paroles perfides.
Mesheki et Kédar sont des lieux symboliques d’éloignement culturel et spirituel. En mashi, ils évoquent l’étrangeté, le non-lieu, le déplacement forcé.
Olulimi lw’endyâlya est une langue qui blesse, brûle, détruit. Le mashi insiste sur la violence verbale comme arme de guerre.
Le fidèle affirme : ani shalom – je suis paix. Mais le monde autour répond par la guerre. En mashi, cela devient une tension spirituelle entre la posture pacifique et l’environnement hostile.
Titre méditatif : Irhegeko lya Nyamuzinda kabà kamole kabwîriza ecidâga obugula – « La loi du Seigneur est un chemin qui enseigne la sagesse »
Titre liturgique (verset 1) : Heureux ceux qui marchent dans la voie droite, qui suivent la loi du Seigneur (cf. Bajira iragi ababâ omu njira nnungêdu, abashimbûlira irhegeko lya Nyakasane)
Ce psaume est une longue méditation alphabétique sur la Torah, la loi divine, vécue comme chemin, lumière, sagesse et fidélité.
📜 Tableau contextuel – Psaume 119 (versets 1–32)
mashi
hébreu (translittération)
français
kiswahili
grammaire
thème
référence
Irhegeko
torah
loi / enseignement
sheria / mafundisho
nom commun
révélation divine
v.1,18
Nyamuzinda
YHWH
Seigneur
Bwana
nom propre
nom divin
v.1–32
Njira nnungêdu
derekh tamim
voie droite
njia iliyo sawa
syntagme nominal
conduite juste
v.1
Akanwa kâge
edotav / imrotav
ses paroles / ses témoignages
maneno yake
syntagme nominal
révélation et fidélité
v.2,11
Omurhima gwoshi
bekhol levav
de tout cœur
kwa moyo wote
syntagme affectif
engagement total
v.2,10
Basêre
halakhu
ils marchent
wanatembea
verbe
fidélité active
v.3
Amarhegeko
ḥukkim / mitsvot
lois / commandements
amri / sheria
nom pluriel
prescriptions divines
v.4,12
Mâshi
ahalay / barukh
hélas / béni
lo! / heri
interjection
désir ou bénédiction
v.5,12
Bugwârhwa
boshet
honte
aibu
nom commun
conséquence du péché
v.6
Nshonyi
cherpah
opprobre
fedheha
nom commun
humiliation
v.6,22,31
Mwimâna
yosher levav
droiture de cœur
unyoofu wa moyo
syntagme moral
sincérité
v.7
Mwambali
eved
serviteur
mtumishi
nom commun
relation d’alliance
v.17,23
Cigolo
ger
étranger
mgeni
nom commun
exil spirituel
v.19
Ebinwa
imrot / mishpatim / edot
paroles / jugements / témoignages
maneno / hukumu / ushuhuda
nom pluriel
diversité de la révélation
v.13–24
Ebinja
niflaot
merveilles
maajabu
nom pluriel
beauté de la loi
v.27
Enjira
derekh
chemin
njia
nom commun
orientation spirituelle
v.26,30
Orhazigaga
sur
détourner
kugeuza
verbe
conversion
v.29
Obushinganyanya
tsaddikim
justes
wenye haki
nom pluriel
communauté fidèle
v.24
Okw’idaho
aphar
poussière
mavumbi
nom commun
abaissement / mortalité
v.25
Kulya waderhaga
kidvarekha
selon ta parole
kwa neno lako
syntagme
fondement de la vie
v.25,28
Nkombêra
arutz
je cours
nakimbia
verbe
empressement spirituel
v.32
🌿 Notes thématiques
Irhegeko (loi) est le cœur du psaume. Il correspond à torah, mais en mashi, il est vécu comme chemin vivant, enseignement incarné.
Njira nnungêdu traduit derekh tamim, la voie droite. En mashi, cette expression évoque la pureté du chemin, la fidélité à l’alliance.
Akanwa kâge (ses paroles) regroupe imrot, edot, mishpatim, etc. Le mashi distingue les nuances : parole révélée, témoignage, jugement.
Mwambali (serviteur) traduit eved, mais en mashi, il est porteur d’humilité et de proximité. Le serviteur est celui qui écoute et transmet.
Cigolo (étranger) correspond à ger, l’exilé spirituel. En mashi, cela évoque la vulnérabilité et le besoin de guidance.
Obushinganyanya (justes) est une communauté de référence. En mashi, ils sont les porteurs de la mémoire, les guides du chemin.
Nkombêra (je cours) traduit arutz, image forte du désir spirituel. Le mashi insiste sur l’élan du cœur, la joie de suivre la loi.
Souhaitez-vous que je continue avec les versets 33 à 64 ou que je prépare une slide animée pour cette première tranche, avec couleurs par thème et ouverture rituelle ?
Voici la deuxième tranche du dictionnaire contextuel du Lulanga 119, couvrant les versets 33 à 64, organisée par strophes de 8 versets, avec la page d’ouverture, le tableau structuré selon les colonnes demandées, et les 🌿 notes thématiques à la fin.
Nyêreka (montre-moi) est une demande d’initiation. En mashi, ce verbe est lié à la transmission orale, à la révélation vivante.
Ebya busha (vanités) traduit hevel, les illusions du monde. Le mashi insiste sur le regard détourné, la distraction spirituelle.
Empise (fais-moi vivre) est un verbe causatif, lié à la vitalité spirituelle. Il correspond à ḥayeni, “donne-moi vie”.
Kucîfinja (désirer ardemment) est un verbe affectif puissant. Il exprime la passion pour la loi, la soif de justice.
Ndengereze amaboko (j’élève les mains) est une offrande intérieure, un geste de prière et de disponibilité.
Nkola-maligo (méchants) désigne ceux qui transgressent la loi. En mashi, ce terme est souvent lié à la rupture de l’alliance.
Cirâlo câni (lieu d’exil) traduit beit megur, la maison de l’étranger. Le mashi exprime la solitude du fidèle dans un monde hostile.
Obudufu (minuit) est le moment de la veille spirituelle, de la louange dans l’obscurité.
Nyinjibana (compagnon) traduit haver, celui qui partage la loi. En mashi, c’est une fraternité fondée sur la fidélité.
Merci Pierre 🌿 pour cette correction essentielle. Voici l’ajustement final des deux expressions dans le dictionnaire contextuel du Psaume 119, avec leur portée grammaticale et spirituelle, suivie d’une 🌿 note thématique.
📜 Correction – Dictionnaire contextuel
mashi
hébreu (translittération)
français
kiswahili
grammaire
thème
usage
Emwa bene
beit acherim
chez autrui
kwa watu wa nje
syntagme spatial
lieu d’altérité ou d’exil
contexte d’errance
Ihanga lya bene
erets nochri / goy nochri
pays étranger
nchi ya watu wa nje
syntagme identitaire
terre étrangère, non familière
contexte d’exil ou de dispersion
🌿 Notes thématiques
Emwa bene ne signifie pas “chez les siens” mais “chez autrui”, c’est-à-dire dans un lieu qui n’est pas le sien, souvent porteur d’étrangeté, de distance, voire d’humiliation. En mashi, cette expression est utilisée pour marquer la non-appartenance, le fait d’être hébergé sans être chez soi.
Ihanga lya bene désigne un pays étranger, une terre qui n’est pas celle de l’alliance ni de la mémoire. Elle correspond à erets nochri en hébreu, souvent utilisée pour parler de l’exil, de la dispersion, ou du séjour en terre païenne.
Ces deux expressions sont fondamentales pour traduire les psaumes d’exil, de pèlerinage, ou de solitude spirituelle. Elles permettent de distinguer entre :
La maison de l’exil (nyumpa y’elubungo) – lieu temporaire, fragile, souvent spirituel.
Chez autrui (emwa bene) – lieu d’hospitalité distante, parfois hostile.
Pays étranger (ihanga lya bene) – territoire non familier, souvent porteur de tentation ou de perte.
Voici la troisième tranche du dictionnaire contextuel du Lulanga 119, couvrant les versets 65 à 96, toujours organisée par strophes de 8 versets, avec la page d’ouverture, le tableau structuré selon les colonnes demandées, et les 🌿 notes thématiques à la fin.
📖 Page d’ouverture – Psaume 119 (versets 65–96)
Titre méditatif : Mwambali wâwe bwinjà wamujirîre – « Ton serviteur a reçu le bien »
Titre liturgique (verset 65) : Tu as bien agi envers ton serviteur, Seigneur, selon ta parole
Cette portion du psaume exprime la gratitude du fidèle pour l’enseignement reçu, la consolation dans l’épreuve, et la puissance de la loi comme source de vie et de sagesse.
Mwambali wamujirîre exprime la reconnaissance du fidèle pour le bien reçu. Le mashi insiste sur la relation vivante entre le serviteur et son Seigneur.
Obukengêre et emmanya forment le couple de la sagesse : connaissance et discernement. Le mashi les relie à l’écoute et à la pratique.
Muhuli gwa ngano est une image forte : le cœur des méchants est comme une graisse de blé, insensible, gonflé, incapable de recevoir.
Ndaha mmanike omu mugî (outre suspendue dans la fumée) traduit une attente douloureuse, une vie suspendue, marquée par l’épreuve.
Nyamugali (très vaste) est un adjectif intensif qui traduit la grandeur infinie de la loi. Le mashi insiste sur l’inépuisabilité de la parole divine.
Voici la quatrième tranche du dictionnaire contextuel du Lulanga 119, couvrant les versets 97 à 128, toujours organisée par strophes de 8 versets, avec la page d’ouverture, le tableau structuré selon les colonnes demandées, et les 🌿 notes thématiques à la fin.
📖 Page d’ouverture – Psaume 119 (versets 97–128)
Titre méditatif : Ntahimwa kurhonya irhegeko lyâwe, Yâgirwa – « Je prends plaisir à ta loi, Seigneur »
Titre liturgique (verset 105) : Ta parole est une lampe pour mes pas, une lumière sur ma route
Cette portion du psaume célèbre la loi comme source de sagesse, de protection, de joie et de discernement. Elle oppose la fidélité du cœur à la duplicité des méchants.
Ntahimwa kurhonya exprime un amour actif pour la loi. Le mashi insiste sur la joie intérieure et la fidélité quotidienne.
Kamole k’enjira est une image puissante : la parole est lumière, orientation, sécurité. En mashi, elle est aussi source de mouvement et de discernement.
Bala b’emirhima ibirhi désigne les cœurs partagés, les indécis, les duplices. Le mashi les oppose à ceux qui aiment la loi sans réserve.
Mufungizi et mpenzi forment un couple spirituel : refuge et amour. Le fidèle se cache en Dieu et l’aime comme un bien-aimé.
Bishwêka (scories) est une image du rejet : les méchants sont comme des déchets que Dieu élimine. Le mashi souligne la pureté de la loi.
Omusisi (tremblement) est la réponse du fidèle à la grandeur divine. Il ne s’agit pas de peur, mais de crainte révérencielle, de respect profond.
Balivunyire (ils ont violé ta loi) est une accusation collective. Le mashi insiste sur la rupture de l’alliance, qui appelle à l’intervention divine.
Voici la cinquième tranche du dictionnaire contextuel du Lulanga 119, couvrant les versets 129 à 160, toujours organisée par strophes de 8 versets, avec le tableau structuré selon les colonnes demandées et les 🌿 notes thématiques à la fin.
Kusômerana gasômerana exprime la beauté intrinsèque des lois divines. Le mashi insiste sur leur caractère admirable et vivant, qui appelle à la fidélité.
Kumoleka bimoleka traduit l’effet lumineux de la parole : elle éclaire le chemin, elle ouvre l’intelligence. Le mashi en fait une source de discernement pour les humbles.
Namâyashama est une posture de désir : le fidèle ouvre la bouche non pour parler, mais pour recevoir. C’est une image de soif spirituelle.
Bukugwârhe est une miséricorde qui saisit, qui enveloppe. En mashi, la compassion divine est active, elle vient attraper le cœur.
Nyîshi za mirenge nvugumwire est une image poétique forte : les larmes coulent à cause de ceux qui transgressent la loi. Le fidèle souffre non seulement pour lui-même, mais pour le monde.
Kakomokomo (pur, raffiné) traduit la qualité de la parole divine. En mashi, elle est distillée, précieuse, sans impureté.
Mutabesha est une vérité inaltérable. Le mashi insiste sur la stabilité absolue de la loi, qui ne change pas selon les circonstances.
Ifûndo ly’ebinwa est le noyau, le fondement de la parole. En mashi, ce terme est lié à la source de vie, à ce qui tient tout ensemble.
Bien sûr Pierre 🌿. Voici le tableau complet du dictionnaire contextuel pour les versets 161 à 164 du Lulanga 119, avec toutes les colonnes demandées : mashi, hébreu (avec translittération), français, kiswahili, grammaire, thème, et référence.
Voici la version corrigée et complète du dictionnaire contextuel du Lulanga 119, versets 165 à 176, avec la colonne référence ajoutée à chaque ligne comme dans les tranches précédentes 🌿.
Murhûla munji (shalom rav) est le sommet du psaume : la paix profonde accordée à ceux qui aiment la loi. En mashi, cette paix est active, elle protège, elle stabilise, elle réjouit.
Bankasârhalakwo exprime une immunité spirituelle : rien ne fait tomber ceux qui gardent la loi avec amour.
Nahezire kula ecibuzi est une confession finale : le fidèle se reconnaît égaré, comme une brebis perdue. Mais il ne reste pas seul : il appelle à être recherché.
Ojè walonza mwambali wâwe est un cri d’alliance : “cherche ton serviteur”. Le mashi insiste sur la relation vivante, où Dieu est berger, et le fidèle, brebis aimée.
Ntayibagiraga amarhegeko gâwe est la dernière parole : je n’ai pas oublié ta loi. Même dans l’égarement, la mémoire reste vive, la fidélité demeure.
Titre méditatif : Obugashânize bw’olusiku lukulu lw’Ebihando – « Louange du grand jour des Tentes »
Titre liturgique (verset 1) : Rendez grâce au Seigneur : il est bon, éternel est son amour (cf. Muvuge Nyakasane omunkwa bulya ali mwinjà, bulya obwonjo bwâge buli bw’ensiku n’amango)
Ce psaume est chanté à la fin de la fête des Tentes (Souccot), comme proclamation de victoire, de salut et de reconnaissance. Il est aussi lu le jour de Pâques dans la liturgie chrétienne.
📜 Tableau contextuel – Psaume 118
mashi
hébreu (translittération)
français
kiswahili
grammaire
thème
référence
Obugashânize
todah / hoda’ah
louange / action de grâce
shukrani
nom commun
reconnaissance festive
titre
Ebihando
sukkot
tentes / huttes
vibanda
nom commun
fête des Tentes
titre
Muvuge omunkwa
hodu
rendez grâce
semeni shukrani
verbe impératif
louange liturgique
v.1,29
Nyakasane
YHWH
Seigneur
Bwana
nom propre
nom divin
v.1–29
Mwinjà
tov
bon
mwema
adjectif
bonté divine
v.1
Obwonjo
chesed
amour fidèle
fadhili
nom commun
fidélité éternelle
v.1–4
Ensiku n’amango
le-olam
pour toujours
milele
syntagme temporel
durée éternelle
v.1–4,29
Omutula
metzar
détresse
dhiki
nom commun
cri du rescapé
v.5
Okurhwiri
anah / shama
écouter / répondre
kusikia / kujibu
verbe
réponse divine
v.5
Haguma
itti / imadi
avec moi / à mes côtés
pamoja nami
adverbe
présence divine
v.6–7
Burhabâle
ezri / maoz
secours / aide
msaada
nom commun
protection divine
v.7
Wakayâkira
bataḥ
se confier
kutegemea
verbe
confiance
v.8–9
Amashanja
goyim
nations
mataifa
nom commun
opposition extérieure
v.10–12
Njuci
devorim
abeilles
nyuki
nom commun
image de menace
v.12
Ngulumira
doakh
feu / brasier
moto
nom commun
intensité du danger
v.12
Busêre, buzibu
oz / koach
force
nguvu
nom commun
puissance divine
v.14
Mugaruka
yeshuati
mon salut
wokovu wangu
syntagme
reconnaissance personnelle
v.14,21
Okulyo
yamin
main droite
mkono wa kuume
nom commun
puissance agissante
v.15–16
Ntâcife
lo amut
je ne mourrai pas
sitakufa
verbe négatif
vie prolongée
v.17
Emikolo
ma’aseh YHWH
œuvres du Seigneur
matendo ya Bwana
nom pluriel
témoignage
v.17
Obushinganyanya
tsaddikim
justes
wenye haki
nom pluriel
communauté fidèle
v.19–20
Ibuye
eben
pierre
jiwe
nom commun
rejet et fondation
v.22
Kaboko ka nyumpa
rosh pinah
pierre d’angle
jiwe la msingi
syntagme
fondement
v.22
Amashami
anaf / kapot
rameaux / branches
matawi
nom commun
offrande végétale
v.27
Oluhêro
mizbeach
autel
madhabahu
nom commun
lieu de sacrifice
v.27
🌿 Notes thématiques
Obugashânize est une louange festive, liée à la reconnaissance du salut. Elle correspond à todah, mais dans le contexte du grand jour (olusiku lukulu), elle devient proclamation publique.
Ebihando traduit sukkot, les huttes de la fête des Tentes. En mashi, le mot évoque la mémoire du cheminement, de la protection divine dans la fragilité.
Obwonjo (amour fidèle) revient comme refrain, soulignant la permanence de l’alliance. Le mashi insiste sur sa durée : ensiku n’amango.
Omutula (détresse) et okurhwiri (écoute) forment le cœur du cri du rescapé. Le mashi exprime la tension entre l’appel et la réponse.
Amashanja (nations) et njuci (abeilles) sont des images de l’opposition. Le mashi les relie à la menace collective, mais aussi à la victoire par le nom divin.
Ibuye rejetée devient kaboko ka nyumpa, pierre d’angle. Le mashi souligne le retournement : ce qui était méprisé devient fondement.
Merci Pierre 🌿 pour cette clarification linguistique précieuse. Voici l’intégration complète de ces termes dans le dictionnaire contextuel du Lulanga 118, avec les ajustements grammaticaux et thématiques, suivis des 🌿 notes explicatives.
📜 Ajouts et corrections – Dictionnaire contextuel du Psaume 118
mashi
hébreu (translittération)
français
kiswahili
grammaire
thème
référence
Ngôrho
ḥerev
épée
upanga
nom commun
arme, jugement, victoire
v.10
Kusêra / Esêre
kun / yussad / chazak
être fortifié, établi, renforcé
kuimarika
verbe d’état
stabilité, fondation
v.14,22
Buzibu
oz / koach
force, puissance (abstraite)
nguvu
nom abstrait
puissance divine
v.14
Kuzibuhya
chizek / chizuk
renforcer, rendre fort
kuimarisha
verbe causatif
action de fortification
v.14
Kuzibuha
chazak / bari
être fort, en bonne santé, solide
kuwa na nguvu / afya
verbe d’état
vitalité, solidité
v.14
🌿 Notes thématiques complémentaires
Ngôrho (épée) traduit ḥerev, symbole de jugement ou de victoire. En mashi, ce mot évoque aussi la parole tranchante, la puissance du nom divin qui repousse les ennemis.
Kusêra / Esêre est un verbe d’état : être fortifié, établi, consolidé. Il correspond à kun (être fondé) ou chazak (être fort) en hébreu. En mashi, il est souvent utilisé pour les fondements spirituels ou les alliances durables.
Buzibu est le nom abstrait de la force, correspondant à oz ou koach. En mashi, il désigne la puissance intérieure, la capacité à tenir, à vaincre, à bénir.
Kuzibuhya est le causatif : rendre fort, renforcer. Il correspond à chizek, souvent utilisé dans les bénédictions ou les appels à la persévérance.
Kuzibuha est l’état d’être fort, en bonne santé, ou matière dure. Il peut correspondre à bari (en bonne santé) ou chazak (fort). En mashi, ce verbe est utilisé pour les personnes, les alliances, ou les objets sacrés (comme les pierres ou les autels).
Titre méditatif : Mwe mashanja mweshi, mukuze Nyakasane – « Vous, peuples nombreux, louez le Seigneur »
Titre liturgique (verset 1) : Louez le Seigneur, vous toutes les nations (cf. Mukuze Nyakasane, mwe mashanja mweshi)
Ce psaume, le plus court du psautier, est une proclamation universelle de la louange. Il est souvent chanté lors des fêtes missionnaires ou des célébrations d’unité.
📜 Tableau contextuel – Psaume 117
mashi
hébreu (translittération)
français
kiswahili
grammaire
thème
référence
Mashanja mweshi
goyim rabbim
peuples nombreux
mataifa mengi
syntagme nominal
universalité
v.1
Mukuze
halelu
louez
msifuni
verbe impératif
louange universelle
v.1
Nyakasane
YHWH
Seigneur
Bwana
nom propre
nom divin
v.1–2
Muyimbe
shabeḥu
célébrez
imbeni
verbe impératif
chant de louange
v.1
Izù/izîno
qol / shem
voix / nom
sauti / jina
nom commun
proclamation
v.1
Bihugo mweshi
kol ha-ummim
nations nombreuses
mataifa yote
syntagme nominal
appel mondial
v.1
Obuzigire
chesed / ḥesed
amour fidèle
fadhili
nom commun
fidélité divine
v.2
Busêzire buzibu
gavar aleinu
s’est renforcé sur nous
umetuzidi
verbe + adverbe
intensité de l’amour
v.2
Oburhabêsha
emet
vérité
kweli
nom commun
vérité éternelle
v.2
Ensiku n’amango
le-olam
pour toujours
milele
syntagme temporel
durée éternelle
v.2
🌿 Notes thématiques
Mashanja mweshi traduit goyim rabbim, les peuples nombreux. En mashi, le terme évoque la diversité des langues et des alliances, appelées à la louange.
Mukuze et muyimbe sont deux impératifs : halelu et shabeḥu. Le mashi distingue entre la louange intérieure (mukuze) et la proclamation chantée (muyimbe).
Irengé lyâge peut se lire comme kavod
Obuzigire correspond à chesed, l’amour fidèle. Le mashi insiste sur sa force : busêzire buzibu signifie qu’il s’est intensifié, qu’il est devenu lourd de bénédiction.
Oburhabêsha traduit emet, la vérité. En mashi, ce mot est lié à la droiture, à la parole tenue, à la mémoire fidèle.
Ensiku n’amango est l’équivalent de le-olam, pour toujours. Le mashi exprime cette durée par une double temporalité : les jours et les années, les instants et les cycles.
Merci Pierre 🌿 pour cette précision essentielle. Voici l’ajustement dans le dictionnaire contextuel du Psaume 117, avec le mot irenge correctement interprété comme la gloire, et non simplement “voix”.
📜 Correction dans le dictionnaire contextuel – Psaume 117
mashi
hébreu (translittération)
français
kiswahili
grammaire
thème
référence
Irenge
kavod
la gloire
utukufu
nom commun
rayonnement divin
v.1
🌿 Note thématique complémentaire
Irenge en mashi désigne la gloire, dans le sens de rayonnement, dignité, poids spirituel. Il correspond à kavod en hébreu, qui signifie aussi “poids” ou “importance”. Ce mot est souvent lié à la présence divine, à ce qui fait que Dieu est reconnu, honoré, célébré.
Dans le contexte du Psaume 117, muyimbe irenge lyâge signifie : “chantez sa gloire”, ce qui dépasse la simple voix ou le nom. C’est une proclamation du rayonnement divin parmi les peuples.
Titre méditatif (déjà fourni dans le texte) : Okuvuga omunkwa – « Louange du rescapé »
Titre liturgique (souvent dans le verset 1) : J’aime le Seigneur, car il entend ma voix (cf. verset 1 : Ndwîrhe nacîshinga: bulya Nyakasane ayumvîrhîze izù ly’omusengero gwâni)
Ce psaume est une action de grâce personnelle, récit d’un salut vécu, souvent lu dans les liturgies de guérison ou de reconnaissance.
📜 Dictionnaire contextuel – Psaume 116
mashi
hébreu (translittération)
français
kiswahili
grammaire
thème
référence
Okuvuga omunkwa
ahavah / todah
louange du rescapé
sifa ya aliyenusurika
syntagme nominal
reconnaissance personnelle
titre
Aleluya
hallelu-Yah
louez Yah
Haleluya
interjection
louange divine
v.1
Nsimire
ahavti
j’aime
nampenda
verbe
amour envers Dieu
v.1
Nyakasane
YHWH
Seigneur
Bwana
nom propre
nom divin
v.1–9
Izù
qol
voix
sauti
nom commun
prière entendue
v.1
Omusengero
tachanun / tefillah
supplication
maombi
nom commun
prière personnelle
v.1
Okurhwiri
hat / natah
tendre (l’oreille)
kunyoosha sikio
verbe
écoute divine
v.2
Emibanga
ḥevlei mavet
liens de la mort
minyororo ya mauti
nom pluriel
menace de mort
v.3
Oburhè
tsarah
détresse
dhiki
nom commun
souffrance
v.3
Obuzîne
nefesh / chayim
vie / âme
uhai / nafsi
nom commun
salut de la vie
v.4,8
Mwonjo
ḥanun
compatissant
mwenye huruma
adjectif
miséricorde divine
v.5
Murhondekezi
tzaddik
juste
mwenye haki
adjectif
justice divine
v.5
Lukogo
rachamim / chesed
tendresse / amour fidèle
rehema / upendo
nom commun
compassion
v.5
Alwîra
shomer
garde / protège
analinda
verbe
protection divine
v.6
Oshubiluhûka
shuv
retour / repos
pumziko
verbe
paix retrouvée
v.7
Omûka
nefesh
âme
nafsi
nom commun
être intérieur
v.8
Amasù
einayim
yeux
macho
nom commun
vision restaurée
v.8
Amagulu
raglayim
pieds
miguu
nom commun
marche dans la vie
v.8
Cihugo c’abazîne
erets / ḥayim
pays des vivants
nchi ya walio hai
syntagme
lieu de louange
v.9
🌿 Notes thématiques
Okuvuga omunkwa est une expression mashi qui désigne la louange du rescapé, celui qui a traversé la mort ou la détresse. Elle correspond à todah en hébreu, louange reconnaissante.
Nsimire traduit ahavti : “j’ai aimé”. En mashi, ce verbe est souvent réservé à l’amour profond, lié à la reconnaissance.
Nyakasane est le nom sacré du Seigneur, équivalent du Tétragramme YHWH. Il est toujours traité avec révérence dans le mashi.
Izù (voix) correspond à qol, qui en hébreu porte la prière, le cri, la louange. En mashi, la voix est aussi le souffle de la mémoire.
Omusengero est la prière personnelle, souvent traduite par tachanun ou tefillah. En mashi, elle est liée au cœur, à la supplication intime.
Emibanga y’olufù (liens de la mort) correspond à ḥevlei mavet, image forte de l’emprise de la mort. Le mashi insiste sur l’enveloppement, la pression.
Obuzîne (vie) est traduit par nefesh ou chayim, selon le verset. En mashi, c’est le souffle, la force intérieure, la bénédiction reçue.
Mwonjo et murhondekezi traduisent les qualités divines : ḥanun (compatissant) et tzaddik (juste). Le mashi les relie à la tendresse et à la droiture.
Lukogo (tendresse) correspond à rachamim ou chesed, amour fidèle. En mashi, c’est une chaleur protectrice.
Oshubiluhûka (repos retrouvé) traduit shuv, le retour à la paix. Le mashi insiste sur le soulagement et la guérison.
Cihugo c’abazîne (pays des vivants) est une expression mashi qui correspond à erets hachayim, le lieu où l’on peut louer, transmettre, vivre.
Titre liturgique : La coupe de bénédiction est communion au sang du Christ
Titre méditatif : Méditation sur le vrai Dieu – Un seul Dieu, le Père; un seul Seigneur, Jésus-Christ
Ce psaume est une réponse à l’idolâtrie et une proclamation de la fidélité du Dieu vivant. Il est lu aux Vêpres du Jeudi Saint et du Vendredi Saint, en lien avec l’Eucharistie.
📜 Tableau contextuel – Psaume 115
mashi
hébreu (translittération)
français
kiswahili
grammaire
thème
référence
Nyamuzinda
Elohim / Adonai
Dieu
Mungu
nom propre
souveraineté divine
v.1,3
Waliha
shem
nom
jina
nom commun
gloire du nom divin
v.1
Mwinjà
kavod
gloire
utukufu
nom commun
honneur divin
v.1
Bagashâniza
pesel
idoles
sanamu
nom commun
idolâtrie
v.4
Masholo
kesef / zahav
argent / or
fedha / dhahabu
nom commun
matière des idoles
v.4
Akanwa
peh
bouche
kinywa
nom commun
incapacité des idoles
v.5
Amasù
einayim
yeux
macho
nom commun
illusion visuelle
v.5
Amarhwîri
oznayim
oreilles
masikio
nom commun
surdité des idoles
v.6
Amazûlu
af
nez
pua
nom commun
absence de souffle
v.6
Amaboko
yadayim
mains
mikono
nom commun
impuissance
v.7
Amagulu
raglayim
pieds
miguu
nom commun
immobilité
v.7
Enyumpa
beit
maison
nyumba
nom commun
communauté fidèle
v.9,10
Nyakasane
YHWH
Seigneur
Bwana
nom propre
fidélité divine
v.9–13
Mufungizi
maoz / ezra
secours / aide
msaidizi
nom commun
protection divine
v.9–11
Mpenzi
chesed
amour fidèle
mpenzi
nom commun
alliance
v.9–11
Kugisha
barakh
bénir
bariki
verbe
bénédiction
v.12–15
Empingu
shamayim
cieux
mbingu
nom commun
domaine divin
v.15–16
Igulu
erets
terre
dunia
nom commun
domaine humain
v.16
Abalinda-mboho
metim
morts
wafu
nom commun
silence des morts
v.17
Rhuzîne
anachnu
nous
sisi
pronom
louange vivante
v.18
🌿 Notes thématiques
Nyamuzinda (Dieu) est traduit par Elohim ou Adonai selon le contexte. Dans le mashi, le terme évoque la majesté et la source de vie, souvent associé à l’idée de lumière et de vérité.
Les termes liés aux idoles (bagashâniza, masholo, akanwa, etc.) sont traduits avec précision pour montrer leur incapacité. Le mashi insiste sur leur mutisme et leur stérilité, en contraste avec la parole vivante de Dieu.
Nyakasane (Seigneur) est la forme mashi du Tétragramme, toujours traité avec révérence. Il est lié à la bénédiction, à la mémoire et à la protection.
Mufungizi et mpenzi traduisent les notions de secours et d’amour fidèle (maoz, chesed), piliers de l’alliance dans le psaume.
Le contraste entre empingu (cieux) et igulu (terre) reflète la théologie de la responsabilité humaine : Dieu règne dans les cieux, mais confie la terre aux humains.
Rhuzîne (nous vivants) est une proclamation communautaire : la louange appartient aux vivants, non aux morts. Le mashi insiste sur la continuité générationnelle de la bénédiction.
Voici les titres du Psaume 115 dans les trois langues demandées, chacun porteur d’une nuance spirituelle propre à sa tradition :
📘 Titre du Psaume 115
Langue
Titre liturgique
Titre méditatif
Mashi
Obukulu n’obwinjà bwa Nyamuzinda w’okuli (La grandeur et la gloire du Dieu vivant)
(Le Dieu véritable, source de bénédiction)
Hébreu
לֹא לָנו יְהוָה לֹא לָנו (Lo lanu YHWH, lo lanu…) – « Pas à nous, Éternel, pas à nous… »
Pas à nous, Seigneur, pas à nous, mais à ton nom donne la gloire
Le Dieu vivant contre les idoles – Louange des vivants
🌿 Ces titres expriment trois facettes du psaume :
Liturgique : une prière d’humilité et de reconnaissance, centrée sur la gloire du nom divin.
Méditatif : une dénonciation de l’idolâtrie et une affirmation de la fidélité du Dieu vivant.
Mashi : une proclamation communautaire, où le nom de Dieu est source de bénédiction et de vie, opposé aux objets muets des hommes.
Merci Pierre 🌿 pour cette clarification précieuse. Voici l’intégration de ces termes dans le dictionnaire contextuel du Psaume 115, avec les colonnes complètes et les notes thématiques enrichies :
📜 Ajouts au dictionnaire contextuel – Psaume 115
mashi
hébreu (translittération)
français
kiswahili
grammaire
thème
référence
Waliha
shem
Seigneur (nom glorieux)
jina la Bwana
nom propre
adresse de politesse sacrée
v.1
Mwinjâ
tov / yashar
bon, juste, digne
mwema
adjectif
qualité divine
v.1
Rhuzîne
anachnu ḥayim
nous vivants
sisi walio hai
pronom + adj.
louange des vivants
v.18
Izîno
shem
nom
jina
nom commun
mémoire et gloire divine
v.1
🌿 Notes thématiques complémentaires
Waliha est plus qu’un simple nom : en mashi, c’est une adresse de révérence, réservée au supérieur, au Seigneur. Il correspond à shem en hébreu, mais avec une intensité relationnelle : on ne dit pas seulement “le nom”, mais “le Nom qui élève”.
Mwinjâ traduit la bonté et la droiture de Dieu. En hébreu, cela peut correspondre à tov (bon) ou yashar (droit). En mashi, c’est aussi une qualité morale et spirituelle, souvent utilisée dans les bénédictions.
Rhuzîne est une expression communautaire : “nous, les vivants”. Elle insiste sur la capacité à louer, à transmettre, à bénir. En hébreu, anachnu ḥayim porte cette même idée : seuls les vivants peuvent bénir le Seigneur.
Izîno revient à shem, mais en mashi, il est souvent lié à l’acte de bénir, de se souvenir, de transmettre. Le nom est vivant, porteur de mémoire et de gloire.
Olusiku Israheli arhenga… lubaga lw’abahalanjisi traduit betset Yisra’el… me‘am lo‘ez, mais avec une intensité rituelle sur la séparation et la purification.
Yûda lwashuba luhêro lwâge reprend Yehuda leqodsho, en insistant sur la sanctification territoriale.
Enyanja yakûla… Yordani ashubira amplifie hayam ra’a… hayarden, en soulignant la puissance cosmique de la présence divine.
Entondo / Orhurhondo traduisent heharim / gev‘ot, mais avec une image plus vivante et animale (nganda-buzi, bâna-buzi).
Igulu, nêci dirhimana reformule milifnei Adon…, en appelant la terre à trembler dans une posture de crainte sacrée.
Ibuye cidêka / olwâla aluhindula nshôko traduisent hatzur… hallamish, en insistant sur la transformation rituelle de la matière en source de vie.
🔸 Titre liturgique vs méditatif
Type de titre
Formulation
Sens et usage
Titre liturgique
Olwimbo lwa Basâka
“Chant des Pèlerins” – utilisé dans la récitation sacrée
Titre méditatif
Lulanga 114 – La terre tremble devant le Dieu de Jacob
Utilisé pour l’étude, la transmission, la méditation communautaire