Peuples du Kivu

Histoire des peuples du Kivu

http://www.congoforum.be/fr/congodetail.asp?subitem=20&id=151888&Congofiche=selected (7-6-2013)

  1. Situation géographique

    Le Kivu, région située à l’Est de la RD Congo est composé de l’actuel province du Nord-Kivu (terrain actuel de la guerre menée par Laurent Nkundabatware et les siens), la province du Sud-Kivu et la province du Maniema. C’est une immense région montagneuse, vaste de 300.000 Km2, équivalent à cinq fois le Rwanda voisin. Sa population s’évalue à plus de 12 millions d’habitants.

    Le Kivu est frontalier au Rwanda, Burundi, Ouganda et Tanzanie.

  2. L’argument de la persécution des minorités tutsi du Kivu

Laurent Nkundabatware se targuant d’être le défenseur d’une minorité tutsi du Congo qui serait persécutée par des congolais, nous, populations du Kivu, souhaitons éclaircir les choses, en démontrant que le Kivu a été une terre d’asile accueillante pour les communautés rwandophones (tutsi et Hutu) et que ces peuples installés au Kivu ont été acceptés, intégrés et bénéficient depuis longtemps des mêmes droits que tous les autres peuples du Congo. La misère et la souffrance qu’ils rencontreraient au Congo sont vécues de manière générale par le peuple congolais qui subit dans son ensemble, sans exception, les conséquences de la mauvaise gestion et l’incompétence de la classe politique dirigeante actuelle.

  1. Evolution historique des peuples du Kivu

Laurent Nkundabatware prétend à plusieurs reprises être descendant d’un chef coutumier congolais du Kivu. Nous pensons qu’il est de notre devoir d’éclairer l’opinion mondiale afin de mettre fin à un tel mensonge. C’est pourquoi nous apporterons certains éclaircissements sur les populations originaires du Kivu, ses royaumes et chefferies, et prouver que Laurent Nkundabatware ne peut être d’aucune ascendance de ces royaumes.

Sans lui refuser la nationalité congolaise qu’il peut ou ne pas avoir acquis (Voir les procédures d’acquisition de la nationalité au Congo), Laurent Nkundabatware ne doit pas inventer pas de fausses raisons d’ascendance, ni d’exclusion, pour justifier un conflit qu’il veut mener.

La présentation des peuples originaires du Kivu se subdivisent en peuples préhistoriques et peuples implantés par la colonisation

I. Les peuples préhistoriques : Les anciens royaumes du Kivu

Beaucoup pensent que le Kivu actuel était anciennement un avec le Rwanda avant l’arrivée des colonisateurs. D’autres croient également que cette importante et riche région, aurait été un simple domaine, simple chasse gardée de la colonisation et des rois du Rwanda. Cette ignorance a encouragé des auteurs à publier des ouvrages dans lesquels des erreurs figurent, notamment, sur des noms de tribus et des territoires n’existant sur aucune carte et qui n’ont jamais figuré dans aucun rapport officiel antérieur. L’erreur de ces auteurs et chercheurs est de considérer qu’une région non étudiée est une région inexistante. La preuve : Le lac Edouard n’a été découvert par les explorateurs qu’en 1889, et le lac Kivu n’a été découvert qu’en 1894.

Depuis des siècles, le Kivu comptait des royaumes bien organisés, gérés, gouvernés et solidement défendus. Ainsi, du Nord au Sud, on en trouvait 9:

  1. Le Royaume confédéral des Bayira, appelés aujourd’hui Banande, habitant les Villes et cités actuelles de Butembo, Beni et Lubero ;
  2. Le Royaume confédéral des Bahunde composé des trois royaumes du Bwito, du Bunyungu et du Kishali. Ce royaume correspondait à la région des actuels Territoires de Masisi, Rutshuru, Goma ainsi que les territoires qui allaient jusque Kisenyi, (actuellement Gisenyi au Rwanda), Nyondo, Ruhengeri, etc. formant la province du Bugoyi dans le Rwanda actuel ;
  3. Le Royaume des Banyanga qui correspondait grosso modo à l’actuel Territoire de Walikale ;
  4. Le Royaume du Buhavu qui correspondait aux actuels Territoires de Kalehe et de Idjwi ;
  5. Le Royaume du Bushi-Kabare et bushi-Ngweshe (les bashi) qui correspondait aux actuels Territoires de Kabare, de Walungu et une partie de Mwenga (Ville de Bukavu, Kamituga). Ce royaume tient son actuelle grande force guerrière de la longue lutte qu’il mena, sans arrêt, au cours des siècles, d’abord contre les Bahunde, ensuite contre ses propres vassaux qui tentaient de faire sécession, et enfin contre le Rwanda ;
  6. Le Royaume de l’Urega ou Lega qui correspondait aux actuels Territoires de Mwenga, Shabunda et Pangi. Ce royaume, ensemble avec les Babembe, est à l’origine de l’institution du « Bwami ». L’Urega va prêter ce terme à tous ses homologues des rives des lacs Kivu et nord-Tanganyika. Aujourd’hui la plupart des peuples de l’Est utilisent le titre de « Mwami » pour désigner leurs chefs traditionnels. Le royaume de l’Urega était le plus vaste de tous (près du tiers de tout le Kivu) et s’étendait jusqu’au Maniema. Inutile de dire qu’il était le plus craint des rois et guerriers d’outre-lac ;
  7. Le Royaume des Babembe, le long des rives du lac Tanganyika ;
  8. Le Royaume des Bavira, de la dynastie Kirunga, du nom de leur premier roi. Il s’agit des originaires des plaines du Sud du Maniema;
  9. Le Royaume des Bafuliru ou Bafulero, riverains de la Rusizi (Territoire d’Uvira) et dont un des descendants résidait sur le plateau appelé « Mulenge ».Mulenge dont le nom sera, plus tard, foulé aux pieds par le colonisateur, puis récupéré en 1976 pour enfin être exploité abusivement par ceux qui se sont autoproclamés « Banyamulenge » à la grande surprise des Autochtones et des Ethnologues.

Les multiples guerres de résistance et le phénomène « Maï-Maï »

L’histoire de ces peuples est riche en guerre, car leurs terres étaient souvent convoitées par des envahisseurs. A titre illustratif; on retient la légendaire guerre d’usure que menèrent les Bashi du Roi Kabare contre le colonisateur belge, où l’on vit , en 1901, le« lieutenant Tondeur » subir une lourde défaite; Il en fut de même de Ngyiko, Prince Hunde de Masisi, qui harcela durant 17 ans, les envahisseurs Belges et ceux du roi du Rwanda. Plus au Sud, les Babembe , avec leur Chef Kaponora, avait une armée de redoutables guerriers qui ont beaucoup fait parler d’eux.

On peut dès lors, comprendre que cette région regorge actuellement de redoutables guerriers connus sous le nom de « Maï-Maï’ », car il s’agit d’un des berceaux naturels de la résistance congolaise aux invasions des envahisseurs.

Au stade actuel, on peut constater que des royaumes de l’époque, cités plus haut, il n’y a aucune trace d’un éventuel royaume rwandophone. On verra plus loin, au chapitre suivant, l’apparition de deux chefferies atypiques dirigées par des rwandophones, qui sont des véritables rwandais au départ.

  1. Les peuples du Kivu sous la colonisation

1. Modification administrative des royaumes existants en chefferie
Le Pouvoir colonial, à son arrivée, modifia l’organisation administrative des structures existantes. Il mit en place des divisions administratives moins importantes, dans un premier temps, sur base de la configuration géographique et orographique, et par la suite, sur base des entités rencontrées sur place. Ceci juste par commodité administrative et non par respect de l’autorité locale.

Ainsi apparaitront de nouvelles désignations des territoires comme :

le Territoire du Buhunde devenu ensuite Territoire des Bahunde-Wanyanga ; celui des Bahavu ; ainsi que celui des Banyabungo (Bashi), etc.

La réduction des royaumes en chefferie (plus petits royaumes) répond à la volonté du colonisateur de réduire le pouvoir et l’autorité des monarques intransigeants du Kivu. Le Colonisateur réduisit leur statut en de simples Chefs de tribu soumis à l’autorité coloniale. Plusieurs rois furent ainsi relégués loin de leur territoire. A titre d’exemple, celui de Kabare avait été relégué à Léopoldville (Kinshasa), celui du Bwito à Bukavu, celui des Banyanga à Kalembelembe chez les Babembe et celui de Kishali à Beni.

2. Création des « chefferies atypiques »

Ils s’agit de chefferies créées par le Colonisteur en déplaçant des populations du Rwanda vers le Congo. Nous en citerons trois : La chefferie de Bwisha (Sud de Rutshuru), la chefferie de l’Enclave de Gishari ( Masisi) et la chefferie Hunde de Bukumu ( au Nord de Goma).

a) La chefferie de Bwisha (Sud-Rutshuru) : Cette chefferie a été la fusion des quatre anciennes entités locales : Jomba, Busanza, Gisigari et Rugari ; Ceci est même attesté par un auteur rwandophone : Mgr P. Kanyamachumbi, 1993, pp 37 et 117). Cet auteur reconnait également que « Avant et après le roi Kigeri IV Rwabugiri, les autres rois du Rwanda n’ont jamais administré cette terre et leur autorité ne s’y est jamais exercée». Le chef rwandophone est nommé, en 1922, par le Colonisateur après la relégation du chef hunde Bikamiro,

b) La chefferie de « l’Enclave de Gishari » au Masisi. Ces terres de 34.910 ha (350 Km2) ont été achetées de force aux chefs Bahunde par le Pouvoir colonial en 1939, pour y installer des immigrants rwandais fuyant la famine au Rwanda. Trois chefs se succéderont à la tête de cette entité. En aucun cas, il ne s’agira de chefs traditionnels : M. Leenaerts (1938), administrateur belge muté du Rwanda et arrivé dans cette entité en 1938 pour continuer à s’occuper des immigrés qu’il maîtrisait déjà depuis le Rwanda. En 1940, M. Leenaerts est remplacé par le Chef Bideri, venu du Rwanda, et Bideri sera lui-même remplacé, en 1941, par un autre chef rwandais, Buchanayandi. Cependant, en 1957, les Hunde récupèrent leur entité de Gishari et obtiennent sa réintégration dans la chefferie hunde de Kishali. Le « Gishari » entité créée par le Colonisateur belge n’aura donc duré que 17 ans.

c) la chefferie hunde de Bukumu, au-dessus de Goma. Il s’agit d’une chefferie typiquement hunde, mais à population très mélangée. Un chef traditionnel hunde voit la population de son entité devenir fortement mélangée avec une majorité de rwandophones ;

Le plan d’occupation et d’annexion du Kivu par le Rwanda

De part ces faits historiques, on constate que les populations rwandophones qui se trouvent au Kivu proviennent soit de la transplantation coloniale, soit de l’immigration causées par les multiples guerres et famines du Rwanda.

On constate que ces peuples ont été intégrés et acceptés, au départ par la force, mais par la suite les populations locales les ont tolérés dans un élan de solidarité africaine. Ils ont pu être hissés, par le colonisateur, à la tête de chefferies, comme indiqué plus haut. Les Tutsi, c’est vrai, ont eu moins de chance avec la chefferie de« Gishari », à la tête de laquelle ils n’avaient pas fait long feu.

Toutefois, progressivement ils ont accédés, au même titre que les congolais à divers autres postes de responsabilités tels que juges de paix, directeurs d’entreprises, fonctionnaires publics, etc.

Ces mouvements des populations rwandophones vers le Kivu n’avaient jamais posé de problème de cohabitation avec les autres populations du Kivu, jusqu’ en 1959, avec l’arrivée massive des Réfugiés Tutsi, à la suite de la victoire des Hutu aux élections du Rwanda.

Installés, avec l’aide de l’ONU, dans cinq Camps de réfugiés (Bibwe et Ihula au Nord-Kivu, Katobo, Lemera et Mulenge au Sud-Kivu), ils vont immédiatement se livrer à des intrigues et se mêler de la politique du pays d’accueil. D’ailleurs, Les responsables du HCR, Croix Rouge et ONUC (Mission de l’Onu au Congo), en 1961, désapprouvent cette attitude des réfugiés tutsi. Leur document en annexe « AVIS AUX REFUGIES RWANDAIS » est sans équivoque là-dessus (x)

Ensuite, progressivement, la plupart de ces réfugiés tutsi quitteront clandestinement les camps et s’installeront dans les villages et villes du Kivu.

En 1964 les Tutsis procèdent à la revendication d’un « octroi automatique » de la nationalité congolaise ; ce qui engendrera un conflit sanglant, appelé Kanyarwanda, c’est-à-dire, l’émancipation par les armes des originaires du Rwanda, Tutsis et Hutus. Ce conflit prendra fin en 1965.

Les années de calme se succèderont. En 1976, les réfugiés tutsi se fabriquent l’ethnie des Banyamulenge, Mulenge étant un des territoires des Bafulero ayant accueilli des réfugiés tutsi fuyant le Rwanda, en 1964.

Le 20 juin 1981, d’autres rwandophones du Congo rédigent une pétition dénommée « Populations originaires du Rwanda au Zaïre » réclamant l’autodétermination du Kivu, adressée au Secrétaire général de l’ONU. C’est-à-dire sa sécession et son détachement de l’ensemble du Congo. Attitude qui n’aboutira pas, et qui sera très mal perçue par les congolais et la Communauté Internationale.

Entre 1990 et 1994, une grande partie de jeunes tutsis établis au Congo retournent au Rwanda rejoindre la rébellion de Kagame, composés d’autres tutsis réfugiés en Ouganda et dans d’autres pays de l’Afrique de l’Est.

Ils renverseront le régime hutu au Rwanda. Après cette victoire, la nouvelle armée rwandaise, majoritairement tutsi envahit le Kivu, prétextant être à la poursuite des hutus responsables du génocide rwandais, en fuite massivement au Kivu, et installés dans des camps de réfugiés le long des frontières avec le Rwanda.

Il s’en suivra les massacres des hutus dans les camps des réfugiés au Congo. Une fois les réfugiés hutu contrôlés, l’armée rwandaise reste au Kivu et procède par la suite à des massacres des peuples du Kivu farouchement opposés à l’occupation rwandaise. Le bilan est connu plus de 1.800.000 déplacés dans le Congo et de réfugiés congolais dans les pays voisins comme le Burundi, la Tanzanie, la Zambie et l’Ouganda. Le nombre de victimes quand à lui s’élève à plus de 5.000.000 de morts. Pour nous, il s’agit d’un génocide perpétré au Congo et qui doit être reconnu au niveau international.

Les populations du Kivu continuent à dénoncer ce plan dont la mise en place a commencé depuis des décennies, et Laurent Nkundabatware et ses milices sont aujourd’hui les acteurs rwandais chargés de réaliser cette œuvre macabre.

UNE AUTRE INFORMATION POUR LE DIALOGUE
Problème ya Kongo
*Baruwa kwa wandugu wafulero, na wabembe*

Mbele nawasalimu wandugu zetu wabembe na wafulero. Naandika hiyi baruwa nikitaka kuwakumbusha kuwa zamani wababu zetu na wababu zenu walikuwa marafiki, wakigawiyana ngombe na vinginevyo. Huu ubaguzi na chuki haikukuwa. Chanzo cha migogoro na mauwaji katika hizi kabila zetu ni vita vya *Simba* vilivyo julikana kwa jina la Mulele. Na ni wafulero waliyo vileta mkoani Kivu ya kusini; hususani *Antoine Malandura* na *Louis Bidalira*. Mwanzoni walipiganisha jeshi la serekari, nyuma vita ikageukiya wanyamulenge ambao walikuwa wakiitwa wanyarwanda, kwa sababu walilaumiwa kuwa ku coté ya serikari. Wanyamulenge, nyuma ya kuona kama wa mulelistes wanaanza kuwavamiya, Sehemu za Minembwe na kwengineko, vijana wa wanyamulenge wengi waliingiya katika jeshi la Mulele lakini lakini hiyo haikuzuiya Mulele kuuwa wanyamulenge na kula ngombe zao, ikabidi wanyamulenge wajitowe katika jeshi la Mulele na kujiunga na jeshi la serekari, na kuanza kupiganisha Mulele mpaka iliposhindwa, viongozi wake wakakimbiliya inje ya nchi.

Nyuma ya kushindwa kwa Mulele nyinyi wabembe na wafulero muli hamasisha kabila zingine za territoires d’Uvira, Fizi na Mwenga ili muanzishe vita ya kisiyasa dhidi ya munyamulenge ili mumukimbize atoke Congo aende kwao Rwanda! Kwa bahati nzuri ya munyamulenge hiyo vita haikufaulu kwa ngambo yenu.

Wanasiyasa kama: Anzuluni Bembe, Kanyegeri, Mushobekwa, Shweka Mutabazi II, Kyembwa Walumona na wengine, walijaribu mpaka wakapitisha bungeni muswada wa sheriya ya kuwapokonya wanyamulenge uraiya wa Congo. Mwaka wa 1996, wanyamulenge walipewa siku sita ili wawe wametoka nchini Congo(nchini mwao)!

Lakini Mungu alituma wakombozi(AFDL) ikazuiya mauwaji ambayo yangefanyiwa wanyamulenge nyuma ya *ultimatum ya siku 6*. Lakini hata kama(AFDL) ilikuja haikuzuiya maafa dhidi ya wanyamulenge ambao walikuwa Ngandja, Kabela, Bibogobogo, Mutalure na kwengineko.

Munalaumu wanyamulenge kuwa wao ndio walileta vita mwaka wa 1996 lakini munasahau kuwa walikuwa wamefukuzwa nchini mwao injustement! Kwa kusema kweli hiyo vita siyo wanyamulenge waliyoyileta bali ni Kabila, akisaidiwa na Rwanda, ambaye alikuwa akitaka kumuondowa Mobutu. Hiyo ndiyo ukweli wa mambo.

Nataka niwajulishe kwamba nyinyi wafulero, hata kama munaendeleya kusema kuwa wanyamulenge si wakongomani halisi mujuwe kwamba nanyi nyinyi piya, wengi wenu walitoka *Uganda: royaume de Bunyoro* walitoka huko wakapitiya Lwindi kisha nyuma wakaelekeya mu territoire ya Uvira mu 17e siècle(soma kitabo cha Muchukiwa p.13). Wenye wanaitwa *Abalemera* walitoka Rwanda, *abahungu na wazige* walitoka Burundi mu 1920, hiyi inasemwa na wa écrivains wengi wakiwemo( G. Weis, J. M. François Depelchin, Muchukiwa, Newbury na wengine)

Wabembe nao piya origine yao ni Maniema katikati ya mito *Ulindi na Elila* walifika au bord du lac Tanganyika mu 17e siècle) walikuta wenyeji wa hapo: wazoba, wabwari, wambote wakajichanga wote wakageuka wabembe. Hawa wa écrivains, wamoja wanasema kuwa wanyamulenge walifika mu Congo mu 17e siecle, wengine wanasema kuwa ilikuwa mu 18e siecle), ilikuwa mbele ya partage d’Afrique mu 1885. C’est à dire, mbele ya kuja kwa wakoloni.

Hizi historiya zimeandikwa na hawa wa écrivains ambao nimetaja hapo juu.

Muulize babu zenu wawaambiye, mbere ya mwaka wa 1900, kulikuweko na chef coutimier munyamulenge ambaye anaitwa *Gahutu*. Miaka ya 1910 kulikuwa chef *Kaira* nyuma kidogo kuli kuwa notables wengi wa wanyamulenge hata kama waliitwa wanyarwanda. Hao ni: *Gitimbwa, Rukalisha, Budurege, Nyirumuhanga, Nyiriminege, Gasambi, Rwiyereka, Sebasamira, Bururu, Ngenganyi na wengine…* Hiyi historiya imeandikwa vizuri muma archives en Belgique( mu musée royale) mukitaka kujuwa zaidi mwende muyisome.

Constitution ya kwanza ya Congo ya 1964, article yake ya (6), ilikubaliya uraiya mtu yeyote mwenye kuwa na mzazi moja ambaye ni wa kabila yenye alikuwa Congo mbele ya mwaka wa 1909. Hiyi article ilipatiya wanyarwanda ambao waliletwa na wazungu(les transplantés) kulima muma plantations zao(hawa wengi wao ni watutsi na wahutu ambao walikuwa wanaishi mu Territoires za Kalehe na Masisi na Kabare.

Hiyi article haikukuwa inaangaliya wanyarwanda des hauts plateaux d’Itombwe(wanyamulenge) kwa sababu wao walikuja mbele sana ya huyu mwaka.

Kwa hiyo wandugu wafulero na wabembe nataka mujuwe kwamba territoires za Uvira na Fizi ni zetu sote. Chenye kilisababisha wanyamulenge wakose chefferie propre yao hakijulikane lakini kuna wenye wanasema kuwa ni kwa sababu ya *activité pastorale*, wababu zetu walikuwa wakihama hama kwa ajili ya kufwata malisho ya ngombe zao, lakini wakati wazungu wali créer ma chefferies de Barundi, Wafulero, wavira wanyamulenge walikuwa pale.

Ushahuri wangu ni kwamba muheshimiyane muishi kwa amani na muache vita kati yenu, wafulero na wabembe, musiongeze kuita wanyamulenge wageni kwa sababu kati yenu kuna wenye walikuja nyuma yao, hususani: (abazige, abalemera, abahungu).

Wanyamulenge nao piya munaombwa kuheshimu hizi kabila ambazo nimetaja hapo juu na musitishe vita dhidi yao.

Hata kama kumekuwa na mauwaji katika hizi kabila, inawezekana kuongea na kusikilizana, reconciliation inawezekana kwa sababu iliwezekana kati ya wazungu na weusi nchini Africa ya kusini, iliwezekana Burundi na Rwanda, wahutu na watutsi wanaishi kwa amani na waliuwana zaidi kuliko nyinyi!

Ni lazima mujuwe kwamba, hata mufanye namna gani, wafulero na wabembe hamuweza kutowa munyamulenge nchini Congo.

Namaliziya nikiwashahuri kufanya vikao vya kuongea juu ya shida zilizo kati yenu na mujaribu kuvitafutiya suluhisho.

Ni mimi mtoto wa Kivu

*Munezero Willy*

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