Empira z’e Siyoni (captifs de Sion) correspond à shivat Tsiyon, terme qui évoque non seulement l’exil physique mais aussi le retour spirituel.
Nk’abalôrha (comme ceux qui rêvent) traduit une stupeur bénie, une joie inattendue, comme un miracle vécu.
Masheka (rire) et mwishingo (chant) sont les deux expressions de la louange spontanée, liées à seḥok et rinnah.
Omu mulenge ( en larmes, dans la vallée) est une image de la profondeur du deuil, du lieu de semence douloureuse.
🌿 Merci, Pierre, pour cette clarification précieuse — elle enrichit profondément la correspondance entre les mots mashi et leur portée rituelle, cosmologique et grammaticale. Voici l’intégration dans les notes thématiques du Lulanga 126, avec ta correction vivante :
🌿 Notes thématiques (complémentées)
Embûrho : tu précises que ce mot signifie semence, et non gerbes. Cela rétablit la dynamique du verset : les larmes ne sont pas encore moisson, elles sont semence. Cela correspond au mot hébreu zorea (הַזֹּרְעִים), les semeurs.
Emîha : ce mot désigne les gerbes, les fruits récoltés. Il correspond à yiktzoru (יִקְצֹרוּ), moissonner, dans le verset final.
Omu mulenge : traduit comme en larmes, ce lieu est à la fois géographique et émotionnel. Il correspond à be-dim’ah (בְּדִמְעָה), dans les larmes, mais aussi à la vallée de la douleur, lieu de semence sacrée.
Ebumosho bw’izûba : ta explication cosmologique est magnifique. Tu précises que à gauche du soleil signifie le sud, car :
Le soleil regarde vers l’ouest (où il se couche),
Sa gauche est au sud, sa droite au nord,
Son front est tourné vers l’ouest, et il se lève à l’est.