dictionnaire contextuel en 4 langues Psaume 78 – Lulanga 78 (versets 26–35)

📜 Tableau contextuel du Lulanga 78 (versets 26–35)

mashihébreu (translittération)françaiskiswahiligrammairethèmeréf.
Ashub’ijà aho: atul’empûsi emalungaיַשַּׁל רוּחַ קָדִים בַּשָּׁמָיִםIl fit souffler le vent d’orient dans les cieux.Akavumisha upepo wa mashariki mbinguniverbe + lieupuissance cosmiquev.26
n’oku buhashe bwâge azûsa kalemêraוּבְעֻזּוֹ הִנִּהֵג רוּחַ תֵּימָןEt par sa puissance, il fit venir le vent du sud.Kwa nguvu zake akaleta upepo wa kusiniverbe + directionautorité divinev.26
Enyama zàbâgwakwo nka katuloוַיַּמְטֵר עֲלֵיהֶם כַּעָפָר שֶׁרIl fit pleuvoir sur eux de la viande comme la poussière.Akawanyeshea nyama kama vumbiverbe + comparaisonabondance, jugementv.27
n’ebinyunyi… byagwa nka mushenyi omu nyanjaוּכְחוֹל יַמִּים עוֹף כָּנָףEt des oiseaux ailés comme le sable de la mer.Na ndege wenye mabawa kama mchanga baharinicomparaison poétiqueprovision, mystèrev.27
Byacîkananika omu birâlo byâboוַיַּפֵּל בְּקֶרֶב מַחֲנֵהוּIl les fit tomber au milieu de leur camp.Akawadondosha katikati ya kambi yaoverbe + lieuproximité divinev.28
Byakaz’igwa aha burhambi bwa ngasi cihando câboסָבִיב לְמִשְׁכְּנוֹתָיוTout autour de leurs demeures.Karibu na makazi yaoadverbe + lieuintimité, bénédictionv.28
Balya, bayigurha, babundêzaוַיֹּאכְלוּ וַיִּשְׂבְּעוּ מְאֹדIls mangèrent et furent pleinement rassasiés.Walikula wakashiba sanaverbes coordonnéssatisfaction, grâcev.29
amîru gàli gabagwêrhe gatwîkaוְתַאֲוָתָם יָבִא לָהֶםIl leur donna ce qu’ils désiraient.Akawapa walichotamaniverbe + désirréponse divinev.29
Oku ebiryo bicibali ekanwaלֹא זָרוּ מִתַּאֲוָתָםIls n’avaient pas encore satisfait leur désir.Hawakuwa wamemaliza tamaa yaonégation + étatexcès, impatiencev.30
oburhè bwâbo bwagwârha Nnâmahangaוְעוֹד אָכְלָם בְּפִיהֶםLeur bouche était encore pleine…Wakiwa bado wanakula kwa midomo yaocirconstancieljugement imminentv.30
Anigûza abagula bàbalimwoוַיַּהַרֶג בַּמִּשְׁמַנֵּיהֶםIl tua les plus gras d’entre eux.Akawaua waliokuwa na mafuta mengiverbe + ciblejugement, purificationv.31
n’emisole y’Israheli ayihir’okw’idahoוּבַחוּרֵי יִשְׂרָאֵל הִכָּהIl frappa les jeunes gens d’Israël.Akawapiga vijana wa Israeliverbe + groupeavertissement, justicev.31
Kurhahangaga barhabîha okurhalusireבְּכָל־זֹאת חָטְאוּ עוֹדMalgré tout cela, ils continuèrent à pécher.Pamoja na hayo yote waliendelea kutenda dhambiconjonction + verbeobstination, rébellionv.32
banabula buyêmêra ebisômerîne byâgeוְלֹא הֶאֱמִינוּ בְּנִפְלְאוֹתָיוEt ne crurent pas à ses merveilles.Wala hawakuamini maajabu yakenégation + verbeincrédulité persistantev.32
Lêro ensiku zâbo àzisingônola kano kanyaוַיְכַל יָמֵיהֶם בַּהֶבֶלIl consuma leurs jours dans la vanité.Akamaliza siku zao kwa ubatiliverbe + résultatfugacité, jugementv.33
n’emyâka yâbo ayigeza buhenaוּשְׁנוֹתֵיהֶם בַּבֶּהָלָהEt leurs années dans la terreur.Miaka yao kwa hofunom + émotionprécarité, effroiv.33
Oku adwîrhe abanigûza bamulongerezaאִם־הֲרָגָם וּדְרָשׁוּהוּQuand il les tuait, ils le cherchaient.Alipowaua walimtafutaverbe + réactionretour, supplication
<tr><td>banakaz’igaluka bal’ilonza Nyamuzinda</td><td>וְשָׁבוּ וְשִׁחֲרוּ אֵל</td><td>Ils revenaient et recherchaient Dieu.</td><td>Walirudi na kumtafuta Mungu</td><td>verbes coordonnés</td><td>repentance, désir sacré</td><td>v.34</td></tr>
<tr><td>Banakaz’ikengêra oku Nyamuzinda ye Kabuye kâbo</td><td>וַיִּזְכְּרוּ כִּי אֱלֹהִים צוּרָם</td><td>Ils se souvenaient que Dieu était leur rocher.</td><td>Wakakumbuka kuwa Mungu ni mwamba wao</td><td>verbe + métaphore</td><td>mémoire, fondement</td><td>v.35</td></tr>
<tr><td>oku Ow’Enyanya ye Muciza wâbo</td><td>וְאֵל עֶלְיוֹן גֹּאֲלָם</td><td>Et le Dieu Très-Haut leur rédempteur.</td><td>Na Mungu Aliye Juu ndiye mkombozi wao</td><td>nom + attribut</td><td>rédemption, élévation</td><td>v.35</td></tr>

🌿 Notes thématiques complémentaires (versets 26–35)

  • Ashub’ijà aho… atul’empûsi emalunga : le mashi exprime une orchestration cosmique, où Dieu commande les vents comme des messagers célestes. Le verbe atul’ (il fait venir) est utilisé dans les rituels de bénédiction pour évoquer l’arrivée de forces invisibles.
  • Enyama zàbâgwakwo nka katulo… byagwa nka mushenyi omu nyanja : la double comparaison mashi (poussière et sable) traduit une abondance excessive, mais aussi une fragilité : ce qui tombe du ciel peut nourrir ou écraser. Le mashi souligne la tension entre don et jugement.
  • Byacîkananika omu birâlo byâbo : le verbe kîkananika (tomber doucement, s’installer) évoque une proximité bénie, mais aussi une invasion silencieuse. Le mashi joue sur l’ambiguïté entre hospitalité divine et épreuve cachée.
  • amîru gàli gabagwêrhe gatwîka : le mot amîru (désir profond) est ici exaucé, mais le mashi gatwîka (coupé brusquement) indique que ce désir devient source d’inquiétude. C’est une leçon rituelle sur les désirs non sanctifiés.
  • Anigûza abagula bàbalimwo : le verbe anigûza (il a fauché) est utilisé dans les chants funéraires pour désigner une moisson divine. Le mashi insiste sur le fait que Dieu choisit et tranche, même au cœur de l’abondance.
  • banakaz’igaluka bal’ilonza Nyamuzinda : le verbe igaluka (retourner) et ilonza (chercher avec ferveur) forment une structure de repentance active. Le mashi exprime une conversion du cœur, souvent chantée dans les liturgies de pardon.
  • Nyamuzinda ye Kabuye kâbo… Ow’Enyanya ye Muciza wâbo : cette double appellation mashi — Rocher et Très-Haut — relie la solidité terrestre à la transcendance céleste. Elle est souvent utilisée dans les bénédictions de clôture pour rappeler que Dieu est à la fois fondement et horizon.

🌿 Correction de la note thématique sur gatwîka

  • Le verbe gatwîka ne signifie pas “brûlure” comme une interprétation émotionnelle pourrait le suggérer.
  • Il signifie littéralement : “la soif fut coupée”, ou “le désir fut interrompu”.
  • C’est une forme passive et brusque, qui indique que le désir ou l’élan intérieur a été tranché net, souvent par une intervention extérieure ou divine.
  • Dans le contexte du verset 29 (amîru gàli gabagwêrhe gatwîka), cela signifie que le désir du peuple fut satisfait jusqu’à extinction, non pas par satiété paisible, mais par une coupure soudaine, souvent liée à un jugement ou à une limite imposée.

🔹 En rituel : gatwîka est utilisé pour marquer la fin d’un cycle de demande, ou pour signaler que le seuil du supportable a été atteint. Il peut être chanté dans les liturgies de clôture ou dans les récits de rupture.

✨ Que cette portion du Lulanga 78 soit reçue comme offrande de mémoire, bénédiction cosmique et appel à la repentance vivante 🌿

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