Obufà-nshuzo bw’ebirugu : fumée trompeuse, illusion qui passe.
Omuntu arhacîcungula yêne : seul Dieu peut racheter, l’homme est limité.
Nyamuzinda âyîsh’inkûla : Dieu me libérera, me sauvera — promesse affective.
Balinda-mboho</strong
🌿 Notes thématiques (suite)
Balinda-mboho : Le mashi ne désigne pas des captifs, mais ceux qui attendent dans le froid — les morts sans feu, les âmes figées. kulinda signifie attendre, mboho évoque le froid vital, l’absence de souffle.
Omuntu ohirhîre buzira kurhimanya : L’homme élevé sans compréhension est comparé à un animal. Le mashi oppose ohirhîre (celui qui s’élève) à buzira kurhimanya (vide de sagesse).
Nyamuzinda âyîsh’inkûla : Le verbe kûla signifie arracher, libérer. La forme ayîsh’inkûla décompose : a- (il), yishi- (futur), -n- (moi), kûla (sauver). C’est une promesse de salut personnel.
Omuntu arhacîcungula yêne : Le verbe cungula est réservé à Dieu. Le mashi exprime l’impossibilité humaine de se racheter soi-même.
Empingira-mungo : Les richesses sont nommées mungo, mais le mashi ajoute empingira — ce qui entoure, ce qui enferme. Une critique implicite de l’attachement matériel.
Ekuzimu : Le mashi conserve le mot kuzimu du kiswahili, mais l’associe à obuhirhi (gloire) et burhâmuluse (qui le suit), soulignant l’ironie du prestige qui descend dans la mort.
📜 Décomposition grammaticale et spirituelle – Verbes du Lulanga 49